18/03/2018

FANTASMES GOTHIQUES

MOURIR  DE  PLAISIR...   

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Dominique Mertens       Là-bas (encre et crayon)

"C'est elle... elle vient... je vais la revoir..."

disait en moi une voix intérieure,

et mon coeur tressaillait d'angoisse et de ravissement."

E.T.A. Hoffmann      Les Elixirs du Diable

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

 "Rodolphe, parvenu sur le sommet de la colline qui dominait la cabane se retourna et vit Agnès encore à la porte ; elle lui souhaita par signes un bon voyage et un prompt retour.  Le chevalier se coucha sur l'herbe tendre, pour tenir conseil avec son coeur et sa raison.  Avec le premier il eut bientôt fait : rempli de l'image de la jeune fille, la posséder était son unique désir ; et il était déterminé à l'épouser.  Avec raison, le débat ne fut pas aussi court.  "Tu peux fort bien l'épouser, dit celle-ci et même ta conscience n'aura rien à te reprocher ; mais comment pourras-tu vous nourrir toi et ta femme ?  Travailleras-tu avec elle ?  - Oui, dit son coeur sans hésiter.-  Mais sais-tu travailler ?  se demanda-t-il à lui-même.  Un fardeau que tu n'as pas l'habitude de porter ne te fera-t-il pas succomber ?  Ne fera-t-il pas le tourment de tes jours ?  N'altérera-t-il pas tous tes plaisirs ?  Gouteras-tu quelque bonheur lorsque tu rentreras chez toi harassé de fatigue, dégouttant de sueur et que tu retrouveras ta femme gémissant sous le poids de sa misère ?  Lorsque tu seras forcé de lui refuser ce qu'elle désirera le plus vivement, faute d'avoir le moyen de te le procurer ?  ne voudrais-tu que jouir de ses charmes, lui ravir l'innocence, unique bien qu'elle possède et retomber encore dans cette vie criminelle dont tu n'as pu te retirer que par un miracle ?"

Sa conscience et son coeur même s'élevèrent contre cette idée ; il aimait la jeune fille comme il n'avait encore aimé.  Il voulait la rendre heureuse, être heureux avec elle, vivre et mourir dans ses bras."

Christian Heinrich Spiess      Le Petit Pierre

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Dominique Mertens       enchaînée et dénaturée

"Ich habe ein glühend Messer"

J'ai un couteau à la lame brûlante

J'ai un couteau à la lame brûlante,
Un couteau dans ma poitrine.
Hélas ! Il s'enfonce si profond
dans toute joie et tout plaisir.
Ah, quel hôte terrible il est !
Jamais il ne se repose,
jamais il ne fait de pause,
Ni le jour, ni la nuit,
quand je voudrais dormir.
Hélas !

Quand je regarde vers le ciel,
je vois deux yeux bleus !
Hélas ! Quand je marche dans le champ doré,
je vois au loin ses cheveux blonds
flottant dans le vent !
Hélas !

Quand je me réveille d'un rêve
et que j'entends son rire argenté sonner,
Hélas !
Je voudrais être allongé sur le catafalque noir,
et jamais, jamais rouvrir les yeux !

 poème composé par Gustav Mahler

sous le nom  "Lieder eines fahrenden Gesellen"  (Chants d'un compagnon errant)

daphnis et chloé ND.jpg

Daphnis et Chloé

"Des filles belles comme les roses, sveltes comme les peupliers, voltigeaient devant ses regards et occupaient son imagination.  Sa couche lui sembla un lit d'épines, sa chambre une cellule, son château un désert."

Christian Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

 la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Franz Pforr

 "Elle était belle, elle était faite pour inspirer l'amour et le sentir.  Elle avait une taille élancée, des yeux noirs, un teint de lys, les plus longs cheveux qui flottèrent jamais sur les épaules d'une jeune fille.  Le voile qui couvrait son sein trahissait les mouvements d'un coeur trop ému et toute sa personne commandait à la fois l'amour et le respect."

Christian Heinrich Spiess      Le Petit Pierre

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Dominique Mertens       la neige endeuillée

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Carl gustav Carus       Heimkher

"Jouis alors de ses charmes autant que durera l'ivresse de ton amour."

Christian Heinrich Spiess      Le Petit Pierre

 herbert james draper  nymphe des eaux.jpg

nymphe des eaux     herbert-james-draper

"Au moment même où il lisait leur histoire, dans cette bibliothèque silencieuse, les deux amants rugissaient comme des bêtes sous l'éternelle morsure de la flamme justicière pour n'avoir songé qu'à l'assouvissement de leurs désirs."

Julien Green     Moïra

Elle repose sur un tronc.jpg

Elle repose sur un tronc         Dominique Mertens

"Ainsi fortifiée, je pouvais, me semblait-il, reposer en paix.  Mais les rêves traversent les pierres des murs, éclairent des chambres enténébrées ou enténèbrent des chambres éclairées ; et leurs personnages, narguant tous les serruriers du monde, font leurs entrées, ou leurs sorties comme il leur plaît."

Sheridan Le Fanu      Carmilla

393px-Danae_in_the_Brazen_Chamber_-_Frederick_SandysREC.jpg

Frederick Sandy     Danaë

Phasmes et fantasmes,

Ombres sans nombre...

 800px-Meyerbeer_RobertDiableCiceri contrasté.jpg

Mise en scène de Ciceri pour l'opéra de Meyerbeer "Robert le diable" 

"L'embrasser avec toute la passion

d'un désir furieux

et puis lui donner la mort, 

telle était la pensée

qui me poursuivait irrésistiblement."

E.T.A. Hoffmann       Les Elixirs du Diable

embrasement4.jpg

Embrassement et embrasement         Dominique Mertens

elle pleure.gif

chagrin-d'-amour poursuivra jusque dans la tombe...

"Etes-vous vraiment victime d'une passion effrénée ?  

Serait-il possible que... 

j'ai entendu parler de femmes vénales qui,

même à un être tel que vous, 

préfèrent un vieillard cassé et décrépit, mais cousu d'or.  

Vous ne devez pas languir pour une de leurs pareilles."

Charles Robert Maturin       Fatale vengeance

 diablerie.jpg

"Vous vous perdez dans les labyrinthes de la casuistique.  Cessez d'empoisonner votre esprit avec le remords de fautes imaginaires.  Mais je ne saurais vous laisser la consolation de penser que mes souffrances ont une cause ordinaire ou que l'on peut y porter remède.  Plût au ciel que toutes vos présomptions fussent vraies !  Car rien ne peut être  comparé à ce qui est."

Charles-Robert maturin      Fatale vengeance

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Dominique Mertens        Horreur sacrilège (encre et crayon)

 "J'admire la beauté partout où je la rencontre, mais seule la femme qui sait aimer pourra de moi être aimée."

Charles-Robert Maturin      Fatale vengeance

 succube OstärdtenschteinREC.jpg

la succube Ostärdtenschtein           figurine créée par l'auteur,

Dominique Mertens

pour la mise en scène de L'antre du vampire

 ambiance-gothique-beaute-gothique-10-img (7).jpg

Comme morteREC.jpg

Comme morte          Dominique Mertens

"Tandis qu'elle recouvrait lentement ses esprits, Ippolito admirait sa beauté, qui ne laissait pas d'être captivante sous le masque de la mort.  Ses longs cheveux noirs, qui retombaient gracieusement sur son visage et sur sa poitrine comme les branches d'un saule sur la stèle d'une tombe, lui firent connaître qu'elle n'était point religieuse  -bien qu'il l'eût sortie d'un lieu qui, à l'évidence, était un couvent."

Charles-Robert Maturin      Fatale vengeance

Sainte-philomène gisante.jpg

sainte-philomène gisante

"Dans les cryptes du donjon j'errais nonchalamment

Insoucieux des vies qui en ces lieux se consumaient ;

"Tire les lourds verrous, ouvre, rude Geôlier !"

Il n'ose me dire non.  Les gonds tournent en grinçant.

"Nos hôtes sont logés sombrement", murmurai-je en fouillant des yeux

Le caveau dont le jour grillé montrait un ciel plus gris que bleu ;

(C'était quand l'heureux printemps riait en l'éveil de sa gloire)

"Oui, plutôt sombrement !" répliqua mon guide maussade.

Alors, Dieu pardonne ma jeunesse, et ma langue étourdie !

Taillai-je, au choc des fers glacés sur les dalles humides ;

"Enfermée par un triple mur, es-tu si fort à craindre

Que l'on doive au sol te tenir en y rivant tes chaînes ?"

 

La captive leva son visage, il était aussi doux et placide 

Que celui d'une sainte en marbre ou d'un nourrisson assoupi.

Il était si doux et si placide, il était si tendre et si clair

Le chagrin n'y pouvait creuser de ride ni d'ombre la douleur !

La  captive leva sa main et la pressa sur son front.

"On m'a frappée, répondit-elle, et je souffre à présent

Mais sans effet sont vos solides verrous et vos chaînes,

Et même en acier ils ne pourraient me retenir longtemps."

Emily Brontë        extrait du poème "Silencieuse est la Maison"

traduction de Claire Malroux

la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

Dominique Mertens       la prisonnière (encre et crayon)

Die zwei blauen Augen von meinem Schatz

"Les deux yeux bleus de ma bien-aimée"

Les deux yeux bleus de ma bien-aimée
m'ont envoyé dans le vaste monde.
Alors je dois dire adieu à cet endroit très cher.
Oh, yeux bleus ! Pourquoi m'avez-vous regardé ?
Maintenant j'ai un chagrin et une douleur éternels !

Je suis parti dans la nuit tranquille,
à travers la lande sombre.
Personne ne m'a dit adieu.
Adieu !
Mes compagnons étaient l'amour et le chagrin.

Sur la route se tenait un tilleul,
Et là pour la première fois j'ai dormi.
Sous le tilleul,
Qui faisait tomber sur moi ses fleurs comme de la neige,
Je ne savais pas ce que la vie fait,
Et tout, tout, s'est arrangé !
Tout, tout ! Amour et chagrin,
Et le monde et le rêve !

Lieder eines fahrenden Gesellen ( Chants d'un compagnon errant)

poème  composé  par Gustav Mahler 

 la beauté,esthétique,symbolisme,illustration gothique,dessin gothique,mort

 Emily Brontë

 ""Oh, atroce est le frein -intense la douleur

Quand l'oreille recommence à entendre et l'oeil à voir,

Que le pouls se remet à battre, le cerveau à penser,

L'âme à sentir la chair et la chair à sentir ses liens !

"pourtant je ne voudrais perdre ce dard, subir un moindre supplice ;

Plus le tourment déchire, plus tôt je jouirai de sa grâce ;

Et drapée des feux de l'Enfer, ou parée de l'éclat du paradis

Pourvu qu'elle annonce la Mort, la vision est divine."

Emily Brontë       poème Julian M. et A.G. Rochelle, extrait)

 

 

à   suivre...

 

08/11/2013

BAISER GOTHIQUE

BAISER  GOTHIQUE

baiser bleurose.jpg

"A nouveau, il reprit ses paroles, mais elle sentit que cette fois il le faisait exprès. "Je t'aime bien, dit-il, tu as été bonne pour moi, aujourd'hui.  Bien des lèvres rouges ont embrassé les miennes et sont devenues très pâles.  Maintenant, maintenant ton tour viendrait.  Voilà pourquoi il vaut mieux que tu ne m'embrasses pas."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

kiss pink.jpg

"Il alla vers le large divan et s'y allongea ; puis il appuya sa tête sur les coussins, étendit les bras de chaque côté et ferma les yeux.

"Maintenant viens, Mandragore !"

Elle s'approcha, s'agenouilla devant lui.  Elle hésita, le regarda puis s'élança soudain vers lui, saisit sa tête et pressa ses lèvres avec passion sur les siennes.

il ne l'étreignit pas, ne bougea pas les bras.  Mais ses doigts se crispèrent sur ses poings.  Il sentit sa langue, et la légère morsure de ses dents..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 baiser violet.jpg

"Embrasse-moi, supplia-t-il, embrasse-moi !"

Il buvait ses baisers, buvait le sang brûlant de ses lèvres, déchirées par les dents de Mandragore.  Et il s'enivrait, le sachant et le voulant, comme avec un vin mousseux, comme avec les poisons qu'il avait ramenés d'Orient..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 kiss red.jpg

"Les lèvres de Mandragore étaient à demi ouvertes.  Avide, la pointe de sa langue se faufilait entre ses dents blanches.  Ses seins mats se soulevaient rapidement et une lueur folle brillait dans ses yeux hagards.  Soudain, elle se jeta sur lui, pressa sa bouche contre la blessure et but, but..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

kiss1.jpg

 baiser gothique 1.jpg

Baiser gothique         Dominique Mertens

 kiss2.jpg

"Ses baisers étaient bons, caressants et tendres comme le chant d'une harpe par une nuit d'été, mais aussi sauvages, rudes et violents, comme le vent de la tempête sur la mer du Nord, brûlants comme le souffle de feu de la bouche de l'Etna, déchirants et impétueux comme le tourbillon du Maelstrôm...

Tout s'engloutit, pensa-t-elle, tout sombre.

 Puis le feu s'alluma, les flammes montèrent jusqu'au ciel.  Quand le loup, les babines sanglantes, se rua dans le sanctuaire, les tisons volèrent et brûlèrent les autels.

Elle l'étreignit, se pressant contre sa poitrine...

"Je brûle, exulta-t-elle, je me consume..."

Un à un, il arracha les vêtements de son corps.

Le soleil était haut lorsqu'elle s'éveilla.  Elle vit qu'elle était nue, mais ne se couvrit pas.  Elle tourna la tête et le vit allongé à son côté, nu comme elle.

Elle demanda : "Partiras-tu aujourd'hui ?

- Veux-tu que je parte ?

- Reste, murmura-t-elle, reste !"

 baiser couleur chair.jpg

"Lorsqu'il fut auprès d'elle, elle vit qu'il saignait.  Des gouttes tombaient de ses joues, de son cou et de son oreille gauche.  "Je t'ai mordu", murmura-t-elle.

Il acquiesça d'un signe de tête.  Alors elle se dressa, lui enlaça la nuque et, de ses lèvres brillantes, but le sang rouge."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

baiser fluo.jpg

Leurs caresses, leur tendresse et tous les mots doux étaient morts et fanés, comme les fleurs, comme le fin gazon sur lequel  la  tempête de leur amour avait roulé.  Le feu qui les avait dévorés de ses dents avides était mort de lui-même, et de ses cendres une haine terrible, implacable, naissait.

Ils se regardèrent.  Maintenant, ils savaient qu'ils étaient des ennemis mortels.

La longue ligne rouge des cuisses de Mandragore lui parut dégoûtante et odieuse.  Sa bouche était amère, comme s'il avait porté un poison à ses lèvres.  Et les morsures de ses dents, les égratinures de ses ongles devenaient douloureuses et le brûlaient...

Elle va m'empoisonner, pensa-t-il, comme elle le fit autrefois pour le docteur Petersen."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 

"Les yeux verts de Mandragore le regardaient, moqueurs, effrontés et excitants.  Il ferma les yeux, se mordit les lèvres ; ses doigts se crispèrent.  Mais elle se leva, se détourna et négligemment marcha sur lui avec mépris.

Il se leva d'un bond, se tint devant elle, croisant son regard...

Pas un mot ne sortit de ses lèvres, elle se taisait, puis elle leva le bras et le frappa au visage.  Alors, il se jeta sur elle, la secoua brutalement, la traîna à terre par les cheveux, la frappa, la piétina et lui serra violemment le cou.

Elle se défendait bien.  Ses ongles déchiraient son visage, ses morsures déchiquetaient ses bras et sa poitrine.  Et, baveuses et sanglantes, leurs lèvres se cherchèrent, se trouvèrent et se prirent dans de violentes souffrances...

Soudain il la repoussa et la jeta au loin, elle retomba sans connaissance sur le gazon."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 

 

 

kiss4.jpg

"Sur l'épaule de son amant, elle aperçut 

Trois cicatrices, trois morsures de sa bouche,

Trois témoins indiscrets de leur amour farouche

Et posa les lèvres dessus."

Hanns Heinz Ewers      L'apprenti sorcier

kiss5.jpg

Danse macabre 2.jpg

Gage d'amour       Dominique Mertens

 kiss1.jpg

Entre moi et mon ami

(complainte médiévale)

Ensemble, mon ami et moi

En un bois près de Béthune,

Nous allâmes jouant mardi

Toute la nuit sous la lune,

Si bien que le jour se leva

Et que l'alouette chanta

Disant "Ami, allons-nous en."

Et il répondit doucement :

"Il n'est point encore jour,

Savoureuse au corps gentil,

Que m'assiste l'Amour ;

L'alouette nous a menti !"

Alors il se rapprocha de moi,

Et je ne fus pas rebelle.

Bien trois fois il m'embrassa.

Je le fis moi aussi plus d'une

Et cela ne m'ennuya pas.

Comme nous aurions voulu

Que cette nuit durât cent nuits

Et que plus jamais il n'eût à dire 

"Il n'est point encore jour !"

kiss6.jpg

baiser-gothique

 baiser de vampire.jpg

Départir  (Se séparer)

complainte médiévale

Quand je vois l'aube du jour venir

Mille choses je ne dois tant haïr

Car elle fait de moi se séparer

Mon ami que j'aime par amour.

Maintenant je ne hais rien tant que le jour,

Ami, qui me sépare de vous.

Quand je suis couchée dans mon lit,

Que je regarde à mon côté

Et n'y trouve pas mon ami,

Je m'en plains aux parfaits amoureux.

Bel ami, vous vous en irez.

Que votre personne soit recommandée à Dieu.

Par Dieu, je vous prie, ne m'oubliez pas !

Je n'aime rien tant que vous.

Maintenant, je prie tous les vrais amants

De cheminer en chantant cette chanson

Et ce en dépit des médisants,

Et des mauvais maris jaloux.

kiss6.jpg

Baiser gothique

Départir 2.jpg

Départir         Dominique Mertens

 kiss2.jpg

Lasse (Hélas !)

complainte médiévale

Hélas, pourquoi repoussai-je

Celui qui m'a tant aimée ?

Longtemps à moi il a pensé et n'y a trouvé pitié.

Hélas, si très dur coeur ai, qu'en dirai

Egarée je fus plus cruelle 

Quand je le repoussai.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

Certes, bien me dois clamer et épuisée et malheureuse

Quand s'il n'a pas d'amour,

Mais grande douceur et rosée

Tant doucement me pria et n'y a recouvré merci.

Egarée fus quand ne l'aimais.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

Chanson va sans délais à celui qui tant m'agrée.

Car Dieu je prie et demande qu'il vienne à moi sans retard.

En sa merci je me mettrais toute.

Puisse trouver celui qui m'agrée,

Que j'ai trop mal trahi.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

 baiser pinky.jpg

Je vivrai liement 

complainte médiévale

Je vivrai  dans la liesse

Douce créature

Si vous saviez vraiment

Qu'en vous est tout mon souci.

Dame de maintien joli,

Plaisant, clair et pur,

Souvent me fait dire : "Aïe, moi ! !"

Le malheur que j'endure

Pour vous servir loyalement

Et soyez sûre 

Que je ne puis plus vivre ainsi

Si longtemps cela dure,

Car vous m'êtes dure

Sans merci et sans pitié,

Et ainsi vous avez mis mon coeur

En telle ardeur

Qu'il pourra certainement de mort très laide

Si pour son soulagement

Votre pitié n'est pas prochainement mûre.

pink kiss 3.jpg

...le baiser de la Mort... 

...le baiser de l'Amour...

 

kiss6.jpg

baiser-gothique

 

 kiss3.jpg

De toutes flours

complainte médiévale

Pour toute fleur et pour tout fruit

Dans mon verger il n'y avait qu'une seule rose,

Le reste était gâté et détruit

Par Fortune qui durement s'oppose

A cette douce fleur pour flétrir sa couleur et son odeur.

Mais si je la vois cueillir ou se laisser choir

Jamais ne désire avoir une autre après elle.

Mais vraiment je ne puis imaginer

Que la vertu  où ma rose est enclose,

Vienne par toi et par tes faux conduits,

Mais au contraire est droit, donc naturel. 

Aussi je suppose 

Que tu n'auras jamais la vigueur

D'amoindrir son prix et sa valeur.

Laisse-la moi, puisque nulle part en mon verger

Je ne désire avoir une autre après elle.

 161237_287421822_1340485398_H115511_Lpink.jpg

Baiser gothique

 pink kiss2.jpg

El  Arbol de las Lagrimas de Cristal

chanson du groupe

Trobar de Morte

Narran las leyendas que existía un árbol sin igual
Nacido de las lágrimas de un hada al llorar.
Sus hojas son frondosas, luminosas de cristal.
Radiaba una azul luz que permitía al alma volar.

Susurra el viento alegre una hermosa cancion al pasar
Meciendo cuidadoso prístinas lágrimas de cristal
La luna y las estrellas en éstas se reflejarán
Y el hermoso firmamento de azul se alumbrará

 

 kiss4.jpg

 

 kiss5.jpg

"Dès sa première jeunesse, elle montra une sensibilité ardente et une imagination plus ardente encore.  Son âme voleta sur les traces du bonheur idéal, et le bonheur resta pour elle inaccessible idéal : car elle aima, quand aimer ne pouvait entraîner que folie et perdition.  De ce moment pesa sur son existence un nuage épais, que les éclairs d'une passion sauvage et rebelle réussissaient parfois à percer mais jamais à dissiper.  A l'insu de tous, elle s'enfonça dans la détresse et chercha consolation dans le rêve.  Mais il est un lieu où cessent les plaintes et où s'apaisent les orages de la passion. Là, le pèlerinage mortel retrouve les chemins de l'espoir.  Là, l'esprit fatigué du monde est rendu à la quiétude.  Là, elle repose enfin auprès de son bien-aimé ; son coeur redevient poussière auprès de celui pour qui il avait battu jusqu'à se briser ; ses lèvres qu'autrefois enfiévrait le désir, se décolorent et s'étiolent contre les siennes.  Oui, elle repose enfin auprès de son bien-aimé

 Nul ne pourra maintenant les séparer, et nul ne voudra maintenant la blâmer.  Est-il en effet quelqu'un qui, songeant à ses souffrances et à sa fin, aurait la cruauté de lui reprocher ses erreurs ?"

Charles-Robert Maturin       Fatale vengeance

 kiss7.jpg

 

lady-angellyca, l'âme du groupe forever-slave

 le baiser de la Mort1.png

le-baiser-de-la-mort

 

 

"VIENS...!"

 

 

 

"... ET  DEVIENS !"

 dans ses yeux.jpg

"OUI, DEVIENS !"

 yeux hypnotiques rouges.jpg