09/01/2018

EROTISME GOTHIQUE

EROTISME   GOTHIQUE

 

"Son beau visage présentait le même effrayant contraste que le décor.  Les joues arboraient de chaudes mais factices couleurs, tandis que les lèvres d'un violet pâle semblaient se flétrir au souffle corrompu qu'elles exhalaient.  Quant à la profusion inouïe de bijoux ornant la poitrine, elle jurait étrangement avec les gouttes de sueur froide, évocatrices d'une lente agonie, qui perlaient sur le front."

Charles-Robert Maturin      Fatale vengeance

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Dominique Mertens       L'amour est illumination (encre de Chine)

(d'après l'oeuvre d'un artiste indéterminé)

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Dominique Mertens       L'amour est sacrifice

"Après chaque coup porté, j'observais une pause afin qu'elle ne perdit aucun des gémissements du blessé.  L'infortunée !  Elle croyait que le déchaînement de sa passion désarmerait mon bras au lieu d'exciter ma fureur.  Quand elle comprit qu'il était inutile de crier tant et plus "grâce ! grâce !  grâce ! ",  sa frénésie ne connut plus de bornes.  Livide, les vêtements en désordre, elle courut comme une folle en tous sens, répétant comme un écho les plaintes de Verdoni, maudissant les assassins que peu auparavant ele implorait à genoux : "Démons !  Démons !  N'attendez plus que je m'abaisse devant vous.  Trêve de supplications et de larmes !  Frappez !  Oh !  Comment résister à pareille barbarie !"  Verdoni émit un dernier soupir.  "Ah !  Tout est fini.  Il est mort.  Ha !  Ha !  Ha !  Je me ris de vous maintenant.  Il est mort, il est mort !"

... (suite ci-dessous)...

Charles-Robert Maturin      Fatale vengeance

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Dominique Mertens       C'est ici que le chemin s'efface (encre et crayon)

 ... Elle vacilla et s'effondra sur le corps.  Son coeur s'était brisé.  Je la touchai, elle était froide comme le marbre ; ses yeux étaient éteints, ses membres inertes ; son pouls avait cessé de battre.  Quand j'eus pris conscience qu'Erminia était morte, qu'elle était partie pour toujours, je ...  Non, je n'ai pas la force d'évoquer ces minutes affreuses.  Je m'élançai soudain hors de ces lieux d'abomination avec la brusquerie de qui s'efforce d'échapper à la destruction  -car partout autour de moi la destruction était à l'oeuvre."

Charles-Robert Maturin      Fatale vengeance

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La châsse de bernadette-soubirou à Nevers

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 la_neige_endeuillée        encre de l'auteur

 

  "Deux amantes ivres de l'ivresse des mots.

Mes mains en toi !  Tes dents plantées sur mon épaule.  Nous nous sommes aimées cette nuit-là.  Deux vampires devenus immortels. Tes cheveux d'ocre rouge roulaient telles des vagues léchées par le couchant. Nos corps l'un dans l'autre mêlés, ma belle lunaire, ma pâmée.  Mon désir de toi si longuement refoulé glissait comme une lave trop retenue dans un ventre de pierre.  Garance, tu es mon rêve depuis l'enfance.  Je te cherchais !  Je t'ai peinte (je n'avais que sept ans) dans un hangar désaffecté.  Je t'ai entourée d'un monde de féerie.  Je t'ai enfantée."

Anne-Marie Derèse       Le Sang de la chevelure

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"Elle caressa son ventre et se souvint du jour où Aurélien l'avait prise.  L'avait-il prise ?  Non !  Il l'avait reçue du destin, du destin plus féroce que sage.

Il fit glisser sa robe avec une prudence sacramentelle.  Dans la pénombre du chalet, le corps de Garance brillait comme nacre, traversant l'espace de sa lumière, longue, infinie, éternelle.  La première  femme à son premier amant.  Aurélien ferma les rideaux d'un grand geste de vague et le rouge imprégna l'air d'une chaleur plus douce, plus inquiétante.  Des yeux d'ambre caressaient ce corps d'homme, cuivré, attentif.  Le désir sous la peau faisait son travail de bête soumise.

Aurélien se pencha et entreprit avec la langue une longue route charnelle, laissant sur la peau d'infatigables chemins d'escargots.  Il sut la mener au plus profond des espaces.  Elle l'appelait avec des gémissements de forêt torturée.  La foudre avait fait le reste.  Enfin, il s'était donné à Garance.

Le ciel s'était ouvert déversant des gerbes d'eau et de glace. 

Garance le reçut en elle. 

Ses plaintes  venaient du fond des âges.  Un peu de sang paraphait les draps.  Elle chassa Les marchands du temple, ceux  qui depuis toujours lient les mains des femmes.  La tête renversée dans le flot de sa chevelure, elle fut longue à revenir.  Aurélien la garda contre lui, tremblante, blessée, heureuse.  La richesse du silence, la pluie contre les vitres, le grondement qui roule vers l'horizon, le bercement, le long bercement."

Anne-Marie Derèse       Le Sang de la chevelure

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Dominique Mertens       Ensemble (encre de Chine)

"La gerbe rouge des cheveux glisse vers la Vive (*) telle une plante vivace.  Elle enfin ! Merci, mon Dieu !  Dans sa robe blanche, infinie, dans le sang qui coule de sa tête.  Elle dort dans le calme le plus profond, dans des rêves assouvis.  Elle dort, semblable à l'infant.  Je la regarde tel un présent venu d'ailleurs, d'un labyrinthe souterrain.  Une étoile tombée depuis tant d'années et qui erre, perdue parmi les vivants.  Je la regarde.  Elle est si jeune et si grande.  Je suis intimidée.  Je m'assieds sur une racine.  Mon silence est tel que j'en deviens invisible.  Une statue refermée sur elle-même.  Je la fixe.  Mon regard la mord, la déchire.  Je n'en serai jamais rassasiée !  Elle dort.  Son sommeil est imperturbable.  Rien ne l'atteint.  Elle sera incapable de me comprendre.  Je serai sage et calme, impassible pour ne pas l'effrayer. Je vais la peindre !  L'art excuse tout...  Accepte tout... Elle sera si étrange, si seule, absente du monde.  Elle vivra sous mes pinceaux, dans ses légendes, dans ses automnes.  Je serai celle qui peint, qui crée, qui fait surgir l'impossible.  Elle vivra sous mes paupières.

Je la rendrai éternelle !  Elle sera sur la toile, le rêve inattendu, la soie blanche, la chevelure féroce.  Elle sera si grande...  Plus grande,  encore !  Inattaquable !  Elle n'aura pas de commencement et pas de fin.

Ma main telle une bête curieuse, renifle l'herbe, avance doucement vers les cheveux.  Ma main soulève une gerbe rouge." 

(* rivière)

 Anne-Marie Derèse        Le sang de la chevelure   

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Dominique Mertens       L'Artiste et son modèle (encre et crayon)

"Garance est debout face à l'étang, ses cheveux la couvrent comme un autre monde.  Un sourd travail de reptation mord silencieusement ses reins.  La douleur est dans les yeux.  Une douleur presque douce.  Un appel. Dans sa cape de berger, grande cariatide portant le ciel, Garance est Reine.  Elle regarde son royaume.  Il y a sept ans qu'elle fut jetée sur la toile comme on lance des pièces d'or à la foule.  Elle y apparut glissante, dangereuse, inaccessible dans les flammes de sa chevelure, dans le roux des saisons mortes.  Le génie du peintre a été de la rendre absente, n'appartenant à personne.  Une invitée de passage.

 

Dans sa cape de berger, Garance  écoute monter les vagues.  Le ciel et le bois coulent de cent blessures.  Garance serre sa cape contre elle.  La douleur reviendra, sournoise, exigeante.  La même peur glisse en elle depuis le temps des algues.  Le pinceau entre les doigts, telle une arme.  Ava crée.  L'attente est crucifiante.  Sur la toile, les courbes se forment, se déforment.  Bientôt le cri de l'enfantement brisera l'attente.  Garance est dans le regard d'Ava, dans le mouvement de son poignet, la minutie des doigts.  Son ventre, ses seins sont lissés par le pinceau, ses cheveux éclatent en gerbes violentes.  Des fils rouges zèbrent la toile."

 Anne-Marie Derèse        Le sang de la chevelure 

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à  suivre...

08/11/2013

BAISER GOTHIQUE

BAISER  GOTHIQUE

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"A nouveau, il reprit ses paroles, mais elle sentit que cette fois il le faisait exprès. "Je t'aime bien, dit-il, tu as été bonne pour moi, aujourd'hui.  Bien des lèvres rouges ont embrassé les miennes et sont devenues très pâles.  Maintenant, maintenant ton tour viendrait.  Voilà pourquoi il vaut mieux que tu ne m'embrasses pas."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

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"Il alla vers le large divan et s'y allongea ; puis il appuya sa tête sur les coussins, étendit les bras de chaque côté et ferma les yeux.

"Maintenant viens, Mandragore !"

Elle s'approcha, s'agenouilla devant lui.  Elle hésita, le regarda puis s'élança soudain vers lui, saisit sa tête et pressa ses lèvres avec passion sur les siennes.

il ne l'étreignit pas, ne bougea pas les bras.  Mais ses doigts se crispèrent sur ses poings.  Il sentit sa langue, et la légère morsure de ses dents..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

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"Embrasse-moi, supplia-t-il, embrasse-moi !"

Il buvait ses baisers, buvait le sang brûlant de ses lèvres, déchirées par les dents de Mandragore.  Et il s'enivrait, le sachant et le voulant, comme avec un vin mousseux, comme avec les poisons qu'il avait ramenés d'Orient..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

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"Les lèvres de Mandragore étaient à demi ouvertes.  Avide, la pointe de sa langue se faufilait entre ses dents blanches.  Ses seins mats se soulevaient rapidement et une lueur folle brillait dans ses yeux hagards.  Soudain, elle se jeta sur lui, pressa sa bouche contre la blessure et but, but..."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

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Baiser gothique         Dominique Mertens

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"Ses baisers étaient bons, caressants et tendres comme le chant d'une harpe par une nuit d'été, mais aussi sauvages, rudes et violents, comme le vent de la tempête sur la mer du Nord, brûlants comme le souffle de feu de la bouche de l'Etna, déchirants et impétueux comme le tourbillon du Maelstrôm...

Tout s'engloutit, pensa-t-elle, tout sombre.

 Puis le feu s'alluma, les flammes montèrent jusqu'au ciel.  Quand le loup, les babines sanglantes, se rua dans le sanctuaire, les tisons volèrent et brûlèrent les autels.

Elle l'étreignit, se pressant contre sa poitrine...

"Je brûle, exulta-t-elle, je me consume..."

Un à un, il arracha les vêtements de son corps.

Le soleil était haut lorsqu'elle s'éveilla.  Elle vit qu'elle était nue, mais ne se couvrit pas.  Elle tourna la tête et le vit allongé à son côté, nu comme elle.

Elle demanda : "Partiras-tu aujourd'hui ?

- Veux-tu que je parte ?

- Reste, murmura-t-elle, reste !"

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"Lorsqu'il fut auprès d'elle, elle vit qu'il saignait.  Des gouttes tombaient de ses joues, de son cou et de son oreille gauche.  "Je t'ai mordu", murmura-t-elle.

Il acquiesça d'un signe de tête.  Alors elle se dressa, lui enlaça la nuque et, de ses lèvres brillantes, but le sang rouge."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

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Leurs caresses, leur tendresse et tous les mots doux étaient morts et fanés, comme les fleurs, comme le fin gazon sur lequel  la  tempête de leur amour avait roulé.  Le feu qui les avait dévorés de ses dents avides était mort de lui-même, et de ses cendres une haine terrible, implacable, naissait.

Ils se regardèrent.  Maintenant, ils savaient qu'ils étaient des ennemis mortels.

La longue ligne rouge des cuisses de Mandragore lui parut dégoûtante et odieuse.  Sa bouche était amère, comme s'il avait porté un poison à ses lèvres.  Et les morsures de ses dents, les égratinures de ses ongles devenaient douloureuses et le brûlaient...

Elle va m'empoisonner, pensa-t-il, comme elle le fit autrefois pour le docteur Petersen."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 

"Les yeux verts de Mandragore le regardaient, moqueurs, effrontés et excitants.  Il ferma les yeux, se mordit les lèvres ; ses doigts se crispèrent.  Mais elle se leva, se détourna et négligemment marcha sur lui avec mépris.

Il se leva d'un bond, se tint devant elle, croisant son regard...

Pas un mot ne sortit de ses lèvres, elle se taisait, puis elle leva le bras et le frappa au visage.  Alors, il se jeta sur elle, la secoua brutalement, la traîna à terre par les cheveux, la frappa, la piétina et lui serra violemment le cou.

Elle se défendait bien.  Ses ongles déchiraient son visage, ses morsures déchiquetaient ses bras et sa poitrine.  Et, baveuses et sanglantes, leurs lèvres se cherchèrent, se trouvèrent et se prirent dans de violentes souffrances...

Soudain il la repoussa et la jeta au loin, elle retomba sans connaissance sur le gazon."

Hanns Heinz Ewers      Mandragore

 

 

 

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"Sur l'épaule de son amant, elle aperçut 

Trois cicatrices, trois morsures de sa bouche,

Trois témoins indiscrets de leur amour farouche

Et posa les lèvres dessus."

Hanns Heinz Ewers      L'apprenti sorcier

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Gage d'amour       Dominique Mertens

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Entre moi et mon ami

(complainte médiévale)

Ensemble, mon ami et moi

En un bois près de Béthune,

Nous allâmes jouant mardi

Toute la nuit sous la lune,

Si bien que le jour se leva

Et que l'alouette chanta

Disant "Ami, allons-nous en."

Et il répondit doucement :

"Il n'est point encore jour,

Savoureuse au corps gentil,

Que m'assiste l'Amour ;

L'alouette nous a menti !"

Alors il se rapprocha de moi,

Et je ne fus pas rebelle.

Bien trois fois il m'embrassa.

Je le fis moi aussi plus d'une

Et cela ne m'ennuya pas.

Comme nous aurions voulu

Que cette nuit durât cent nuits

Et que plus jamais il n'eût à dire 

"Il n'est point encore jour !"

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Départir  (Se séparer)

complainte médiévale

Quand je vois l'aube du jour venir

Mille choses je ne dois tant haïr

Car elle fait de moi se séparer

Mon ami que j'aime par amour.

Maintenant je ne hais rien tant que le jour,

Ami, qui me sépare de vous.

Quand je suis couchée dans mon lit,

Que je regarde à mon côté

Et n'y trouve pas mon ami,

Je m'en plains aux parfaits amoureux.

Bel ami, vous vous en irez.

Que votre personne soit recommandée à Dieu.

Par Dieu, je vous prie, ne m'oubliez pas !

Je n'aime rien tant que vous.

Maintenant, je prie tous les vrais amants

De cheminer en chantant cette chanson

Et ce en dépit des médisants,

Et des mauvais maris jaloux.

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Départir         Dominique Mertens

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Lasse (Hélas !)

complainte médiévale

Hélas, pourquoi repoussai-je

Celui qui m'a tant aimée ?

Longtemps à moi il a pensé et n'y a trouvé pitié.

Hélas, si très dur coeur ai, qu'en dirai

Egarée je fus plus cruelle 

Quand je le repoussai.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

Certes, bien me dois clamer et épuisée et malheureuse

Quand s'il n'a pas d'amour,

Mais grande douceur et rosée

Tant doucement me pria et n'y a recouvré merci.

Egarée fus quand ne l'aimais.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

Chanson va sans délais à celui qui tant m'agrée.

Car Dieu je prie et demande qu'il vienne à moi sans retard.

En sa merci je me mettrais toute.

Puisse trouver celui qui m'agrée,

Que j'ai trop mal trahi.

J'en ferai droit à son plaisir

S'il m'en daigne ouïr.

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Je vivrai liement 

complainte médiévale

Je vivrai  dans la liesse

Douce créature

Si vous saviez vraiment

Qu'en vous est tout mon souci.

Dame de maintien joli,

Plaisant, clair et pur,

Souvent me fait dire : "Aïe, moi ! !"

Le malheur que j'endure

Pour vous servir loyalement

Et soyez sûre 

Que je ne puis plus vivre ainsi

Si longtemps cela dure,

Car vous m'êtes dure

Sans merci et sans pitié,

Et ainsi vous avez mis mon coeur

En telle ardeur

Qu'il pourra certainement de mort très laide

Si pour son soulagement

Votre pitié n'est pas prochainement mûre.

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...le baiser de la Mort... 

...le baiser de l'Amour...

 

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De toutes flours

complainte médiévale

Pour toute fleur et pour tout fruit

Dans mon verger il n'y avait qu'une seule rose,

Le reste était gâté et détruit

Par Fortune qui durement s'oppose

A cette douce fleur pour flétrir sa couleur et son odeur.

Mais si je la vois cueillir ou se laisser choir

Jamais ne désire avoir une autre après elle.

Mais vraiment je ne puis imaginer

Que la vertu  où ma rose est enclose,

Vienne par toi et par tes faux conduits,

Mais au contraire est droit, donc naturel. 

Aussi je suppose 

Que tu n'auras jamais la vigueur

D'amoindrir son prix et sa valeur.

Laisse-la moi, puisque nulle part en mon verger

Je ne désire avoir une autre après elle.

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Baiser gothique

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El  Arbol de las Lagrimas de Cristal

chanson du groupe

Trobar de Morte

Narran las leyendas que existía un árbol sin igual
Nacido de las lágrimas de un hada al llorar.
Sus hojas son frondosas, luminosas de cristal.
Radiaba una azul luz que permitía al alma volar.

Susurra el viento alegre una hermosa cancion al pasar
Meciendo cuidadoso prístinas lágrimas de cristal
La luna y las estrellas en éstas se reflejarán
Y el hermoso firmamento de azul se alumbrará

 

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"Dès sa première jeunesse, elle montra une sensibilité ardente et une imagination plus ardente encore.  Son âme voleta sur les traces du bonheur idéal, et le bonheur resta pour elle inaccessible idéal : car elle aima, quand aimer ne pouvait entraîner que folie et perdition.  De ce moment pesa sur son existence un nuage épais, que les éclairs d'une passion sauvage et rebelle réussissaient parfois à percer mais jamais à dissiper.  A l'insu de tous, elle s'enfonça dans la détresse et chercha consolation dans le rêve.  Mais il est un lieu où cessent les plaintes et où s'apaisent les orages de la passion. Là, le pèlerinage mortel retrouve les chemins de l'espoir.  Là, l'esprit fatigué du monde est rendu à la quiétude.  Là, elle repose enfin auprès de son bien-aimé ; son coeur redevient poussière auprès de celui pour qui il avait battu jusqu'à se briser ; ses lèvres qu'autrefois enfiévrait le désir, se décolorent et s'étiolent contre les siennes.  Oui, elle repose enfin auprès de son bien-aimé

 Nul ne pourra maintenant les séparer, et nul ne voudra maintenant la blâmer.  Est-il en effet quelqu'un qui, songeant à ses souffrances et à sa fin, aurait la cruauté de lui reprocher ses erreurs ?"

Charles-Robert Maturin       Fatale vengeance

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lady-angellyca, l'âme du groupe forever-slave

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"VIENS...!"

 

 

 

"... ET  DEVIENS !"

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"OUI, DEVIENS !"

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