20/10/2013

AMOURS VAMPIRIQUES

AMOURS  VAMPIRIQUES

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"il profita indignement de cette occasion, imprima sans résistance des baisers sur ses joues et dévoiula sa gorge de ses mains téméraires.  Le prompt instinct de la pudeur la réveilla bientôt ; elle s'arracha de ses bras, versa des pleurs, poussa des cris et s'abandonna au plus mortel désespoir.  Rodolphe la laissa exhaler librement sa fureur : les gémissements de la douleur avaient déjà pour lui autant de charme que les sons d'une lyre mélodieuse.  L'égarement d'une femme qui, dans son délire, ne prend plus garde à son corps, le découvre et l'expose aux regards sans y songer, était devenu un spectacle délicieux pour son coeur perverti ; il en rassasia ses sens et le feu de la volupté l'embrasa de ses plus vives flammes.  Marie eut bientôt épuisé toutes ses forces et tomba sans respiration.  Elle ne put empêcher le monstre de la serrer de nouveau dans ses bras, de lui ravir ses baisers...

"Grâce !  Miséricorde !" fut tout ce que put prononcer sa voix gémissante."

Christian Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

 

"Non, tu vivras ; je ravirai de force ce que tu ne veux pas m'accorder.  Après t'avoir déshonorée, je te chasserai, je t'exposerai à la risée du peuple ; un héraut marchera devant toi et criera :

"La voilà, la prostituée ! La voilà !"  

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"L'embrasser avec toute la passion d'un désir furieux et puis lui donner la mort, telle était la pensée qui me poursuivait irrésistiblement."

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Dans l'enfer de l'amour...

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Par pitié, mon ami        encre de Chine de l'auteur, Dominique Mertens

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"Nous le disons ici pour consoler toute femme chaste et prévenir toute femme légère : elle sentit profondément la perte de son innocence ; elle aurait voulu racheter de la moitié de sa vie, de sa vie toute entière l'heure unique qui, dans l'ivresse du plaisir, lui avait paru si délicieuse ; mais l'heure avait fui sans retour."

Christian Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

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Jeune fille gothique        encre de Chine de l'auteur, Dominique Mertens

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"Mon coeur est mort à, l'amour ; je ne veux plus lui rendre aucun hommage.  J'ai senti tous ses plaisirs ; mais ses peines les ont tellement surpassées, qu'ils ne peuvent plus me séduire."

Christian  Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

 

"Furieux, il s'élance vers l'échafaud et voir... le corps imprimé d'Agnès sur le sable, la tête séparée du tronc, cette tête dont les yeux ouverts à demi le pénètrent d'horreur et qui demandait vengeance !  A cette affreuse image, il perd connaissance et tombe.  Depuis une heure, Agnès n'était plus.  trois fois elle avait jeté des regards dans la foule, trois fois elle avait appelé rodolphe et elle était sortie de ce monde avec l'idée cruelle qu'il l'avait totalement oubliée, qu'il aurait pu la sauver s'il l'eût encore aimée."

Christian Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

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"Ils poursuivirent leur route : ils avaient déjà franchi la moitié des hautes montagnes de la Suisse, lorsqu'un de ces orages fréquents dans les pesantes soirées de l'été s'éleva derrière eux.  Ils pressèrent le pas de leurs chevaux pour arriver au gîte ; mais bientôt l'orage et la nuit les surprirent à la fois.  Enveloppés des plus épaisses ténèbres, ils s'écartèrent du chemin frayé et s'engagèrent dans la forêt.  L'éclair leur montrait par intervalles des abîmes prêts à les engloutir : ils reculaient d'épouvante et s'égaraient de plus en plus.  Enfin l'orage se dissipa et ils reprirent courage ; mais ils cherchèrent vainement leur route.

Vers minuit, ils aperçurent une lumière dans l'éloignement ; ils tâchèrent de s'en approcher.  Cette clarté partait d'un château illuminé qui s'élevait sur  un rocher au milieu de la forêt.  Ils prirent le sentier  étroit et tournoyant qui y conduisait et arrivèrent enfin à la porte : elle était fermée.  rodolphe appelle la vedette ; point de réponse.  Il ordonne de frapper ; soudain les portes s'ouvrent d'elles-mêmes.  le chevalier entre avec ses écuyers dans une cour spacieuse.  là, il attend que quelqu'un vienne lui demander son nom ; mais un morne silence régnait partout.  Déjà les cavaliers parlaient de fantômes ; plusieurs même voulaient retourner sur leurs pas ; mais, à leur grand étonnement, la porte s'était refermée derrière eux et il leur était impossible de lk'ouvrir.  Tout à coup retentit dans le lointain le son perçant d'une petite cloche ; bientôt des cloches plus fortes se firent entendre ; leur nombre allait toujours croissant : à la fin les oreilles furent assourdies de leur sonnerie bruyante ; les chevaux hérissèrent leurs crins et les cavaliers tremblants eurent peine à les contenir."

Christian Heinrich Spiess     Le Petit Pierre

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"Nuit après nuit, je te tue dans mes rêves."

Walter Sparrow  dans le film  " Le Nombre 23"

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"Désormais, un seul but peut retenir mon intérêt pendant les quelques années qui me restent à passer en ce monde : c'est d'exercer sur cette femme la vengeance dont un bras humain est encore capable, grâce à Dieu !"

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"Une nuit, la voix que j'avais coutume d'entendre au coeur des ténèbres fut remplacée par une autre, mélodieuse et tendre aussi bien que terrible, qui prononçait les paroles suivantes :

"Ta mère t'avertit de prendre garde à l'assassin."

Au même instant, une lumière soudaine jaillit devant mes yeux, et je vis Carmilla, debout près de mon lit, vêtue de sa chemise de nuit blanche, baignant du menton jusqu'aux pieds dans une immense tache de sang."

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"La connaissance est souvent douloureuse."

Sheridan Le Fanu        Ultor de Lacy

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"A mon réveil, à la suite de ces rêves, je gardais le souvenir de m'être trouvée dans un lieu plein de ténèbres, et d'avoir conversé avec des êtres invisibles ; je me rappelais tout particulièrement une voie féminine très distincte, lente, au timbre grave, qui semblait venir de fort loin et ne manquait jamais de m'inspirer une indicible terreur solennelle.  Parfois, je sentais une main glisser lentement sur ma joue et sur mon cou.  Parfois encore, des lèvres brûlantes couvraient mon visage de baisers qui se faisaient plus appuyés et plus amoureux à mesure qu'ils atteignaient ma gorge où se fixait leur caresse.  les battements de mon coeur s'accéléraient ; je respirais plus vitte et plus profondément.  puis survenait une crise de sanglots qui me donnait une sensation d'étranglement et se transformait enfin en une convulsion effroyable au cours de laquelle je perdais l'usage de mes sens."  

 Sheridan Le Fanu      Carmilla

 

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En finir avec toi        encre de Chine de l'auteur, Dominique Mertens

"Je fus tout étonnée de voir un très beau visage à l'expression solennelle en train de me regarder d'un côté du lit.  C'était celui d'une jeune fille agenouillée, les mains sous mon couvre-pied.  Je la contemplai avec un émerveillement ravi, et cessai de pleurnicher.  Elle me caressa de ses mains, puis s'étendit à côté de moi et m'attira contre elle en souriant.  Aussitôt, j'éprouvai un calme délicieux et je me rendormis.  Je fus réveillée par la sensation de deux aiguilles qui s'enfonçaient profondément dans ma gorge, et je poussai un cri perçant.  La jeune fille s'écarta d'un mouvement brusque, les yeux fixés sur moi, puis se laissa glisser sur le parquet, et, à ce qu'il me sembla, se cacha sous le lit."

Sheridan Le Fanu      Carmilla

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"Il y a longtemps que je t'aime,

jamais je ne t'oublierai..."

 

"Elle soupira, et ses beaux yeux noirs me lancèrent un regard passionné.  Or, à vrai dire, cette belle inconnue m'inspirait un sentiments inexplicable.  J'étais effectivement, selon ses propres termes, "attirée vers elle", mais j'éprouvais aussi une certaine répulsion à son égard.  Néanmoins, dans cet état d'âme ambigu, l'attirance l'emportait de beaucoup. Elle m'intéressait et me captivait car elle était très belle et possédait un charme indescriptible."

Sheridan Le Fanu      Carmilla

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"Il y a longtemps que je t'ai oubliée,

jamais plus je ne t'aimerai..."

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"JAMAIS PLUS..."

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"NEVER  MORE..."

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"NEVER  MORE !!!   

JAMAIS  PLUS !!!"

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"Il en vint ensuite à souhaiter l'existence d'un succube, avec lequel il se plongerait  dans d'infernales amours, pour savoir ce qu'il y a au fond."

.....

"L'être mystérieux ne tarde pas à se manifester : c'est une haleine moite que le sculpteur trouve un jour à la vitre de son atelier, c'est un profil d'une beauté sombre dessiné au charbon sur un mur, c'est un souffle de femme dont il se sent effleuré pendant son sommeil.  Mais son désir reste associé aux images de sa frénésie marine : "La nuit trouvait en lui ainsi que la mer, une forte sympathie : c'étaient ses deux soeurs.  Aussi était-il désormais incapable d'aimer une autre femme qu'une brune aux yeux glauques : c'est ainsi qu'il se figurait son démon."  La formule qu'il emploie pour se donner à lui reste marquée de cette obsession : "Si tu veux de moi, ô mon beau démon, si tu as de longs cheveux noirs et de grands yeux couleur de l'onde, viens, je me donne à toi."

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"Et puis comme la magie nous servira, ô mon amant, pour nous retrouver dans toutes les grandes sympathies du monde !  Pendant ton sommeil, je t'enverrai mes songes ; je suspendrai mon regard aux yeux des étoiles ; je cacherai dans les branches ou l'onde des fontaines des pensées d'amour, et les fontaines et les branches te les rediront au long bruit des vents et des flots ; je soufflerai sur ta coupe une magnétique haleine, et je suis sûre qu'après cela tu boiras mon âme..."

Alphonse Esquiros     Le Magicien

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 "Il se dit même que ça devait être, aux clartés de la lune, un spectacle étrange que celui de ces dragons, ces hydres, ces sphinx, ces tarasques, ces hippogrigges frottant, l'un contre l'autre, avec un choc luxurieux, leurs ventres semés d'écailles." 

Alphonse esquiros      Le magicien

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"Mais est-il des mots pour peindre la déchéance de lucifer, l'astre du matin, qui fut précipité du gouffre de la perdition, où il demeure à jamais, chargé de chaînes de diamant et couché sur un lac de feu ?  Ma chute fut aussi radicale, aussi définitive ; j'ose même dire qu'elle fut pire, car il n'est rien de comparable aux tourments de l'être humain dans l'enfer de l'amour."

Charles Robert Maturin      Fatale vengeance

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Succube Meistzeinbrach      figurine créée par l'auteur pour sa mise en scène

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Succube Füchtemborgd      figurine créée par l'auteur pour sa mise en scène

"L'Antre du vampire"

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"Mais Amour est un despote peu enclin à renoncer à ses conquêtes.  La jeune fille s'épuisait à en vouloir secouer le joug.  Ellle demeurait entièrement occupée de celui dont elle ne parvenait pas à effacer l'image. Suivait un poème du désenchantement : retombée la fièvre des sens, dissipés les rêves et les illusions, seule se faisait entendre la voix d'une âme qui pleure sur des ruines et dénonce dans une passion à son déclin la source de tous ses maux présents et futurs.  Une âme qui, consumée de langueur, sent peu à peu se refermer sur elle la froide étreinte du désespoir, qui attend dans l'angoisse l'instant où "se déchirera le cordon d'argent et se brisera la coupe d'or."  Les accents du poème n'étaient pas de ceux que dicte une quelconque infortune ; ils ressortissaient au délire visionnaire de l'amour et du remords."

Charles Robert Maturin      Fatale vengeance

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Lamentation d'amour          encre de Chine de l'auteur, Dominique Mertens

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-  "Où est-elle allée ?  Je vous en supplie, poursuivez ...!  Où votre âme est-elle allée ?

- Il m'est interdit de le révéler, et d'ailleurs vous n'êtes pas de taille à supporter les secrets du royaume des ombres.  Si je vous dévoilais leurs oeuvres, ceux auxquels j'obéis, et dont je suis environné à tout moment, surgiraient devant vous dans un jaillissement d'éclairs et m'emporteraient dans la nuit."

Charles Robert Maturin      Fatale vengeance

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Amours me fait désirer

(complainte médiévale)

Amours me fait désirer 

Et aimer

Mais si folletement

Que je ne puis espérer

Ni penser

Ni imaginer nullement

Que le doux et noble visage

Qui m'éprend

Doive me donner joie,

Ainsi amour ne fait véritablement

Que je l'aie sans implorer.

Ainsi l'ai-je sans implorer.

Ainsi ai-je si durement souffert

Que poursuivre je ne puis plus longtemps

Car en mon coeur je veux cacher

Et porter 

Cet amour secrètement,

Sans requérir allégeance,

Ma vie veux finir de meilleure manière

Qu'en tourments.

Ainsi n'ai-je préoccupation vraiment

Que je l'aie sans implorer,

Mais désir fait embraser

Et douter

Cet amour si âprement

Que tout m'en fait oublier

Et que en dehors d'elle je n'ai nulle pensée,

Et à cause de cela, amoureusement,

Avec discrétion, patience, docilité, soumission,

Je languis sans joie goûter.

Ainsi j'en mourrai, si bientôt elle ne consent

Que je l'aie sans l'implorer.

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Pureté       encre de Chine de l'auteur, Dominique Mertens

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"La fidélité prit naissance dans le coeur d'une femme.  Mais depuis que le doute soupçonneux s'est introduit sur la terre, les amis se sont rompus ; ceux qu'on avait séparés ne se sont retrouvés qu'avec froideur ; les mères elles-mêmes ont regardé leurs enfants avec des pensées de terreur ou de haine, et cependant l'amour n'a jamais eu d'asile plus pur que le coeur d'une femme, s'il est vrai que jamais une femme ait aimé comme moi."

Charles Robert Maturin      Bertram, ou Le Château de Saint-Aldobrand

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 honoré_de_fragonard   illustration pour le roman 

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roman de charles_robert_maturin

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"Une nuit qu'il attendait vainement le repos, et qu'il avait même éteint sa bougie, il entendit distinctement un gémissement sourd et prolongé qui troubla le silence profond et habituel du donjon."

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(titre original : "a_sicilian_romance")

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"Tu es à moi !" 

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Ensemble sous la pluie        encre de l'auteur, Dominique Mertens

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"Tu m'appartiens !"

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