23/06/2010

SOURCES FANTASTIQUES

 

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Gethsémani ou La mort de Julia  (extrait)

 Je fus dès la mamelle un homme de douleur ;

Mon cœur, au lieu de sang, ne roule que des larmes ;

ou plutôt de ces pleurs Dieu m’a ravi les charmes,

Il a pétrifié les larmes dans mon cœur.

L’amertume est mon miel, la tristesse est ma joie ;

Un instinct fraternel m’attache à tout cercueil ;

Nul chemin ne m’arrête, à moins que je n’y voie

           Quelque ruine ou quelque deuil !

 

Si je vois des champs verts qu’un ciel pur entretienne,

De doux vallons s’ouvrant pour embrasser la mer,

Je passe, et je me dis avec un rire amer :

Place pour le bonheur, hélas ! Et non la mienne !

Mon esprit n’a d’écho qu’où l’on entend gémir ;

Partout où l’on pleura mon âme a sa patrie :

Une terre de cendre et de larmes pétrie

           Est le lit où j’aime à dormir.

 

Demandez-vous pourquoi ? Je ne pourrais le dire :

De cet abîme amer je remuais les flots,

Ma bouche pour parler n’aurait que des sanglots.

Mais déchirez ce cœur, si vous voulez y lire !

La mort dans chaque fibre a plongé le couteau ;

Ses battements ne sont que lentes agonies,

Il n’est plein que de morts comme des gémonies ;

           Toute mon âme est un tombeau !

                                                                                                                                                                    Alphonse de Lamartine

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Hippolyte Sebron      Intérieur d'une abbaye en ruine

Enfant, je fus longtemps impressionné par cette aquarelle peinte par mon père, (une oeuvre de jeunesse ?) et qui était accrochée dans la chambre à coucher de mes parents.

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10/06/2010

FRESQUE FANTASTIQUE

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Peinte à la gouache sans le moindre plan ni dessin préalables, la Fresque de la Vie fait appel à la simple juxtaposition des éléments, des formes, et des couleurs, dans la spontanéité la plus totale.

Sous l'oeil d'une humanité qui va à sa perte, se déroule, indifférent au sort des êtres humains, le spectacle du Monde et de la Vie.

La fresque de la Vie, (3m80 long x 2m10 ht) je l'ai patiemment peinte de 1992 à 1996 durant mes rares heures "perdues".

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Cette oeuvre reprend, en les revisitant de mémoire, les principaux éléments de ma fresque L'Alchimie de la Vie, (exécutée vers 1966 et aujourd'hui perdue) qui se caractérisait par son foisonnement de personnages et de symboles ésotériques.

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Dans ses filatures fantastiques,

la  Vie tisse la trame de nos destinées...

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 Pratiquer le Fantastique,

c'est suivre désespérément

le fil qui nous mène jusqu'à la mort..img194.jpg     

Un rendez-vous sur la toile ?

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Suivez le fil...............................................................................

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 Comment, dans la toile de la Vie, démêler le vrai du faux ?

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ARCHITECTURES FANTASTIQUES

Tout enfant déjà, je bâtissais des châteaux féériques habités de princesses inaccessibles, et protégés de sortilèges inviolables.  L'esprit des chevaliers avait forgé en moi son imagerie fascinante qu'alimentaient mes lectures inspirées. Ainsi je me constituai un bréviaire dans lequel il ne me restait plus qu'à puiser. Adolescent, je rêvais d'architectures et d'ambiances fantastiques, comme on en trouve par exemple dans la peinture de Desiderio Monsu, dans les gravures de Piranèse, dans le Palais idéal du facteur Cheval ou dans la tour d'Eben-Ezer à Eben-Emael, conçue et réalisée par Robert Garcet. (1912-2001)

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Avec le temps, mes rêves ont peu à peu pris corps et, de simples décors pour théatre de marionnettes, au départ, se sont matérialisés en une crêche de Noël (collection  Michel Vincent) reprenant simultanément divers épisodes de la Nativité.  Puis, ce fut  la réalisation d'une mise en scène grandiose pour la fête de Pâques (collection Krippana, Manderfeld - Büllingen) qui déployait les tableaux de la Passion et de la Mort du Christ dans diverses architectures fantastiques, et recelait déjà en germes l'oeuvre qui allait lui succéder immédiatement : l'Antre du Vampire...

 

« L’Antre du Vampire » est la mise en scène de tout un décor fantastique conçu au début des années 2000 pour un public de pré-adolescents à l’occasion des premières fêtes d’Halloween qui furent célébrées en Belgique. 

 

L’Aventure débuta par un simple empilement de cageots solidarisés à l’aide de colle et de plâtre, et qui ébaucha petit à petit la silhouette massive d’un château fantastique au fur et à mesure de son agrandissement.  J’y perçai des ouvertures que je dissimulai par des tentures.  J’en garnis les murailles de hautes fenêtres murées, construisis des tours inaccessibles que je cernai de plateformes crénelées, forgeai des barreaux, et aménageai des salles.

 Il ne me restait plus qu’à peupler cette citadelle que je résolus d’entourer d’un vaste cimetière encombré de chapelles, de tombes et de croix. Lorsque je les eu façonnées dans l’argile, quelques succubes parmi les plus dévouées rejoignirent aussitôt la crypte où repose  pour l’éternité leur maître vampire, tandis que leurs compagnes se disséminèrent au coeur du cimetière, au service de leur seigneur, prêtes à séduire quiconque aurait l’imprudence de s’aventurer là…    

 La représentation pouvait commencer… !

 

02/06/2010

l' ANTRE du VAMPIRE

 

 

« L’Antre du Vampire » est la mise en scène de tout un décor fantastique conçu au début des années 2000 pour un public de pré-adolescents à l’occasion des premières fêtes d’Halloween qui furent célébrées en Belgique. 

 L’Aventure débuta par un simple empilement de cageots solidarisés à l’aide de colle et de plâtre, et qui ébaucha petit à petit la silhouette massive d’un château fantastique au fur et à mesure de son agrandissement.  J’y perçai des ouvertures que je dissimulai par des tentures.  J’en garnis les murailles de hautes fenêtres murées, construisis des tours inaccessibles que je cernai de plateformes crénelées, forgeai des barreaux, et aménageai des salles.

 Il ne me restait plus qu’à peupler cette citadelle que je résolus d’entourer d’un vaste cimetière encombré de chapelles, de tombes et de croix. Lorsque je les eu façonnées dans l’argile, quelques succubes parmi les plus dévouées rejoignirent aussitôt la crypte où repose  pour l’éternité leur maître vampire, tandis que leurs compagnes se disséminèrent au coeur du cimetière, au service de leur seigneur, prêtes à séduire quiconque aurait l’imprudence de s’aventurer là…    

 La représentation pouvait commencer… !

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...un cimetière rongé de solitude et hérissé à perte de vue de chapelles et de croix...

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...des ténèbres immobiles, mais tout infestées d'immondes succubes !
 
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... et dans leurs yeux je voyais ma mort