12.05.2012
WOLFRAM MANTEUFEL
W O L F R A M
M A N T E U F E L
C'EST MOI
ET ENCORE MOI

ET TOUJOURS MOI
ET ENCORE TOUJOURS MOI
" C'est en sortant de soi-même
qu'on peut contempler d'un autre point de vue son propre moi,
qui apparaît alors comme un instrument
cédant à la volonté supérieure
qu'on a de poursuivre le but qu'on s'est assigné
comme le plus haut dans la vie.
Et sais-tu quelque chose de plus élevé
que d'imposer sa volonté,
que de dominer la vie dans la vie,
que de retenir arbitrairement, à son gré,
comme sous le charme d'une force magique,
tous ses phénomènes et ses joies multiples ? "
E.T.A Hoffmann Les Elixirs du Diable
Venez, suivez-moi
et découvrez pourquoi j'ai transcrit
ce que j'ai vécu au fil des pages de
ce manuscrit que j'ai intitulé
"Dans ses yeux je voyais ma mort"
Ivre d'Amour encre de Chine de l'auteur


Hercules (détail) gravure d'Albrecht Dürer


"Hi !... Hi !... Hi !... petit frère... petit frère...
toujours, toujours, je suis près de toi...
Je ne te lâche pas... Je ne te lâche pas..."
E.T.A. Hoffmann Les Elixirs du Diable
Ich wil auch mit (moi aussi je veux en être)
gravure de Hans Sebald Beham
MOI AUSSI JE VEUX EN ETRE... !
09:07 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
18.04.2012
Le Jardin des sévices
Entrez,
entrez sans crainte
au Jardin des sévices...

Giovanni Biliverti Apollon et Daphné
La Belle est au jardin d'amour
(chanson populaire française)
La Belle est au jardin d’amour
Elle y a passé la semaine
Son père l chercahe partout
Et son amant qu’en est en peine
Faut demander à ce berger
S’il l’a pas vu dedans la plaine
Berger, berger n’as-tu point vu
Passer ici la beauté même?
Comment est-elle donc vêtue
Est-ce de soie ou bien de laine?
Elle est vêtue de satin blanc
Dont la doublure est de futaine
Elle est là-bas dans ce vallon
Assise au bord d’une fontaine
Entre ses mains elle tient un oiseau
La Belle lui conte ses peines
Petit oiseau que t’es heureux
D’être entre les mains de ma Belle
Et moi qui suis son amoureux
Je ne puis pas m’approcher d’elle
Faut-il être auprès du ruisseau
Sans pouvoir boire à la fontaine?
Buvez mon cher amant buvez
Car cette eau-là est souveraine
Faut-il être auprès du rosier
Sans en pouvoir cueillir la rose?
Cueillez mon cher amant cueillez
Car c’est pour vous qu’elle est éclose

Le Jardin des délices
Le Jardin des sévices

Sorcières au bucher
Gentil coquelicot
(chanson poupulaire pour enfants)
J'ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cuieillir du romarin
Gentil coquelicot Mesdames, (refrain)
Gentil coquelicot nouveau.
Un rossignol vint sur ma main (bis)
Il me dit trois mots en latin.
Que les hommes ne valent rien (bis)
Et les garçons encore bien moins.
Des dames il ne me dit rien (bis)
Des demoiselles beaucoup de bien.

Le Tintoret Tarquin et Lucrèce
"L'Impression que je crus avoir faite sur la belle me mit tout juste dans l'état qu'elle voulait : je perdis la tête et je la suivis dès lors avec mille peines, à la faveur de l'ombre et du crépuscule, partout où je pouvais. Toute ma vanité était de la rendre vaine de moi, et je ne parvenais pas, avec la meilleure volonté, à chasser de mon cerveau cette ivresse pour la faire pénétrer dans mon coeur."
Adelbert von Chamisso
"L'étrange histoire de Peter Schlemihl"

Kirsten Zahn, chanteuse du groupe Bloodflowerz
"Brièvement, il posa un baiser sur le front de son épouse et s'en fut, happé par cette insatiable nuit qui n'avait semble-t-il d'autre but que de dévorer le peu d'espoir qui nous restait encore."
Françoise-Sylvie Pauly L'Invitée de Dracula
Paint it black
(paroles et musique des Rolling Stones)
à écouter dans la gothiquissime version de
MEPHISTO WALZ
"Les images que je jetais en son âme devaient, sans qu'elle s'en rendît compte, prendre un développement merveilleux, devenir plus brillantes et plus étincelantes ; apparaissant alors dans leur véritable signification, elles devaient la remplir de l'idée de jouissances inconnues, jusqu'à ce que, martyrisée et déchirée par un désir indicible, elle se jetât d'elle-même dans mes bras."
E.TA Hoffmann Les Elixirs du Diable

Anna Nurmi, ex chanteuse du groupe Two Witches
"Elle aimait en femme,
faisant le sacrifice d'elle-même,
s'oubliant, se dévouant sans réserve,
occupée seulement de celui qui était sa vie
et ne se souciant pas de savoir
si elle n'allait pas elle-même à sa perte..."
Adelbert von Chamisso
"L'étrange histoire de peter Schlemihl"

L'Enlèvement d'une licorne gravure d'Albrecht Dürer
"Impossible de décrire le changement qui s'opéra alors en moi, la soif dévorante des joies du monde que j'éprouvai, le sentiment qui me faisait voir le vice sous les formes les plus séduisantes et comme le summum du bonheur qu'on puisse goûter sur terre."
E.T.A. Hoffmann Les elixirs du Diable

Hans Sebald Beham Haust du mich, so stich ich dich
Orphée battu par les Bacchantes gravure d'Albrecht Dürer
Amour éconduit encre de chine de l'auteur
Prison d'Amour
Jardin d'Amour gothique, jardin de cauchemar ?

Anna Nurmi chanteuse dans le groupe Lacrimosa
Le couple en noir... et blanc
Amour gothique au Jardin des sévices encre de Chine de l'auteur
"Au moment où la malheureuse croyait étourdiment pouvoir se jouer des enchaînements périlleux de la vie, elle était livrée au hasard, ou mieux à la destinée maligne qui conduisait ma main. Car c'était uniquement ma force enflammée par des puissances mystérieuses qui la contraignait à prendre pour ami et allié l'homme qui ne se couvrait des apparences de l'amitié que pour la tenir prisonnière comme une ennemie et la conduire à sa perte."
E.T.A. Hoffmann Les Elixirs du Diable

Tintioret La Mort de Lucrèce (détail)
Fête au Jardin d'Amour
"Car il est des jardins -plantés par des monarques
qui un moment s'y délassèrent
avec de jeunes femmes qui à la musique
étrange de leur rire mêlaient des fleurs.
Elles animaient ces parcs las ;
murmuraient comme souffles en les buissons,
étincelaient dans leurs fourrures et peluches,
et les ruches soyeuses de leurs robes matinales
comme un ruisseau bruissaient sur le gravier."
Rainer Maria Rilke
Le Livre de la pauvreté et de la mort
Au Jardin des sévices, Amour fait perdre la tête et rendre l'âme
encre de Chine de l'auteur
Gustave Doré gravure pour La divine comédie de Dante

Pierre Henry génial précurseur
et créateur d'oeuvres de
musique "électronique",
dont cette fascinante et gothique
Apocalypse de Jean.
Un extrait à écouter sur
You Tube, Pierre Henry, Apocalypse de Jean, les âmes crient

Au jardin d'Amour, Amour coule de source, limpide reflet des âmes
encre de Chine de l'auteur
Au jardin des sévices, Amour craint dévoiement
encre de Chine de l'auteur

Amour gothique...

... au Jardin des Délices
Fruit de l'Amour cueilli au Jardin des délices
encre de Chine de l'auteur

Daniel Hopfer scène tirée des Proverbes

Aristote et Phyllis le Maître du Housebook

Daniel Hopfer Gib Frid (Trois vieilles femmes battant à mort un diable)
A quelques pas de là... encre de Chine de l'auteur

Kirsten Zahn chanteuse du groupe Bloodflowerz

... les puissances des ténèbres s'activent !

Nauku, chanteuse du groupe Two Witches

15:47 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
28.03.2012
La Forêt gothique
La Forêt gothique
"Oh ! Ciel ! La forêt est pleine de sang
et nos mains en sont toutes couvertes"
extrait de "Klosterheim"
roman de Thomas de Qincey
L'Homme qui vendit son âme au diable encre de Chine de l'auteur
"Pe-tit frère... Pe-tit frère... m'as-tu re-con-nu... re-con-nu ?
Ou-ou-vre-moi, nous irons dans la forêt... dans la forêt..."
E.T.A. Hoffmann Les Elixirs du Diable
Ma silhouette fantomatique hante les forêts enneigées
encre de Chine de l'auteur (version claire)
"Nul ne s'évade jamais tout entier du pays au-delà de la forêt..."
Fançoise-Sylvie Pauly L'Invitée de Dracula
"Alors, dans cette sombre forêt, des images de ma vie m'apparurent."
E.T.A. Hoffmann Les Elixirs du Diable
"D'ailleurs, monsieur, la forêt par elle-même est si joyeuse et si animée que je ne m'y sens jamais seul. Comme je connais chaque place et chaque arbre, il me semble que chacun des arbres qui a grandi sous mes yeux et dont la cime vivante et resplendissante s'élève maintenant dans les airs me connaît et m'aime, parce que je lui ai accordé mon attention et donné mes soins. Oui, dans le murmure et le bruissement merveilleux de la forêt, je crois réellement entendre des voix qui me parlent, des voix tout à fait particulières, et j'ai l'impression que ce langage est la louange véritable de Dieu et de sa toute-puissance, en même temps qu'une prière que la parole humaine ne pourrait jamais arriver à exprimer."
E.T.A. Hoffmann Les Elixirs du Diable

La Volonté du mort (The Cat and the canary, film muet de Paul Leni, 1927)
Amour de la forêt encre de Chine de l'auteur
la forêt, lieu de transmutation des amours...
Amour sylvestre encre de Chine de l'auteur
La forêt, lieu de transmutation alchimique...
la forêt, lieu de transmutation des amours alchimiques...
à suivre...
17:48 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
20.01.2012
Amour et Fantastique
Explorer les rapports
qu'entretiennent
Amour et Fantastique....
Echeveau d'Amour encre de Chine de l'auteur
Les Règles de l'Amour
1. Le prétexte de mariage n’est pas une excuse valable contre l’amour.
2. Qui n’est pas jaloux ne peut pas aimer.
3. Personne ne peut avoir deux liaisons à la fois.
4. Toujours l’amour doit croître ou décroître.
5. Il n’y a point de saveur à ce que l’amant obtient sans le gré de son amante.
6. L’homme ne peut aimer qu’après la puberté.
7. A la mort de son amant, le survivant attendra deux ans.
8. Personne ne doit sans raison suffisante être privé de l’objet de son amour.
9. Personne ne peut aimer vraiment sans être poussé par l’espoir de l’amour.
10. L'amour est toujours étranger dans la maison de l'avarice.
11. Il n'est pas bon d'aimer une femme qu'on aurait quelque honte à épouser.
12. L’amant véritable ne désire d’autres baisers que ceux de son amante.
13. Rendu public, l'amour résiste peu.
14. Une conquête facile rend l’amour sans valeur, une conquête difficile lui donne du prix.
15. Tout amant doit pâlir en présence de son amante.
16. A la vue soudaine de son amante, le coeur d’un amant doit tressaillir.
17. Un nouvel amour fait partir l'ancien.
18. Rien que le bon caractère rend l'homme digne d'amour.
19. Quand l'amour diminue, il diminue vite et se renforce rarement.
20. L’amoureux est toujours craintif.
21. Vraie jalousie fait toujours croître l’amour.
22. Un soupçon sur son amante, jalousie et ardeur d’aimer augmentent.
23. Il ne dort ni ne mange celui que passion d’amour démange.
24. N’importe quel acte de l’amant se termine dans la pensée de son amante.
25. L’amant véritable ne trouve rien de bien, qui à son amante ne plaise bien.
26. L’amant ne saurait rien refuser à son amante.
27. L’amant ne peut se rassasier des plaisirs de son amante.
28. La moindre présomption pousse l’amant à soupçonner le pire sur son amante.
29. Il n’aime pas vraiment celui qui possède une trop grande luxure.
30. L’amant véritable est toujours absorbé par l’image de son amante.
31. Rien ne défend à une femme d’être aimée de deux hommes, ni à un homme d’être aimé de deux femmes.
Miroir d'Amour encre de Chine de l'auteur
Quelques poésies du Moyen age...
D'être avec elle
D'être avec elle tant m'étonne
Que n'ose avouer mon désir
Et quand m'en vais d'elle il me semble
Que perds tout sens et tout savoir.

Joyssance vous donneray
Joyssance vous donneray,
Mon amy, et vous meneray
Là où pretend vostre esperance.
Vivante ne vous laisseray ;
Encore quant morte je seray,
L'esprit en aura souvenance.
Si pour moy avez du soucy,
Pour vous n'en ay pas moins aussi ;
Amour le vous doit faire entendre.
Mais s'il vous greve d'estre ainsi,
Apaisez vostre cueur transy ;
Tout vient à point qui peult attendre.
Temple d'Amour encre de Chine de l'auteur

Dont vient cela
Dont vient cela, belle, je vous supply,
Que plus à moy ne vous recommandez ?
Toujours seray de tristesse remply,
Jusques a tant qu'au vray me le mandez.
Je croy que plus d'amy ne demandez.
Ou maulvais bruyt de moy on vous revelle
ou vostre coeur a fait Amour nouvelle.
Si vous laissez d'Amour le train joly,
Vostre beauté prisonnrendez ;
Si pour autruy m'avez mis en oubly,
Dieu vous y doint le bien que pretendez ;
Mais si de mal en rien m'apprehendez,
Je veulx qu'autant que vous me semblez belle,
D'autant ou plus vous me soyez rebelle.
Plaisir d'Amour ne dure qu'un instant encre de Chine de l'auteur
Chagrin d'Amour dure toute une Vie encre de Chine de l'auteur
Amour éconduit encre de Chine de l'auteur

L'Amour, la Mort et la Vie
L'Amour, la Mort et la Vie
Me tourmentent à toute heure.
De me laysser ont envye
Et veullent que j'y demeure.
Quand je veulx rire je pleure
Du feu d'Amour qui s'avive
La Vie veult que je meure
Et la Mort veult que je vive.
Amour fortifié encre de Chine de l'auteur
Amour champêtre encre de Chine de l'auteur

Amours ancillaires encre de Chine de l'auteur
Amour contrarié encre de Chine de l'auteur
L'Amour aveugle encre de Chine de l'auteur
Cet Enfer au Paradis
une chanson de
Dark Sanctuary
Je ne sais que faire de cette vie,
Dans cet Enfer au Paradis.
J'ai perdu mes ailes et ma liberté,
A cause de celle que j'ai tant aimé.
Des larmes de glace sont comme des espoirs,
Lentement ils s'effacent de ma mémoire.
J'aurais tant voulu ne jamais exister,
Ni jamais avoir cru pouvoir aimer.
J'ai tant de haine contre ceux qui ont
Créé mes peines et mes passions.
Je crie de douleur, j'ai mal et j'ai peur,
J'aimerais tant pouvoir encore la revoir.
J'ai beau crier, elle ne m'entend pas,
J'ai beau pleurer, elle ne m'aimera pas.

"Brièvement, il posa un baiser sur le front de son épouse
et s'en fut, happé par cette insatiable nuit
qui n'avait semble-t-il
d'autre but que de dévorer le peu d'espoir
qui nous restait encore."
Françoise-Sylvie Pauly
L'Invitée de Dracula, roman

"Il serait trop long de vous conter toute ma souffrance
Mais ce qui me torture avant tout,
c'est une bouche rouge dont mon coeur est meurtri jusqu'à l'amère mort.
Devant elle mon corps était baigné de sueur,
Et mon visage devenait rouge puis blème,
Quand je rendais mes devoirs à la délicate jeune fille.
A force de soupirer et frémir,
Souvent je ne sentais plus mon propre corps,
Comme si je m'étais consumé.
Souvent m'a l'épouvante fait fuir à deux cents milles d'elle,
Et jamais je ne reprenais espoir.
Gel, pluie, neige ne m'ont pas tant glacé
Que le soleil de la bien-aimée ne pût m'enflammer.
Lorsque je suis près d'elle,
Je perds ma mesure.
Ainsi dois-je à cause d'elle aller par les chemins lointains,
En désarroi, jusqu'à ce que la grâce ait remplacé la haine.
Ah, ma tristesse serait allégresse si elle voulait bien m'aider."
Oswald von Wolkenstein

L'ensemble Alta Musica, dirigé par Rainer Böhm,
qui nous livre la plus magistrale interprétation
des poèmes de Oswald von Wolkenstein
........
"Je suis à toi pour l'éternité"

"Rejoins-moi à jamais..."

Giovanni Lorenzo Bernini Santa Ludovica Albertoni


Giovanni Lorenzo Bernini Extase de Sainte-Thérèse



à suivre...
15:27 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
29.12.2011
Wolfram, un prénom fantastique qui nous unit
Wolfram von Eschenbach encre de Chine de l'auteur
Moi,
Wolfram von Eschenbach,
suis fier d'être l'auteur de cette ode à la Vie et à l'Amour
que j'ai intitulée
Bluomen urprinc
"On voit les fleurs éclore et les forêts se couvrir de feuillage ; le doux zéphir de Mai rappelle aux oiseaux leurs chants accoutumés, mais moi, ô femme chérie, je puis aussi entonner de nouvelles chansons, même quand les frimas ont glacé la terre, même quand on me refuse ma récompense, tandis qu'après l'été, on n'entend plus retentir la voix des joyeux hôtes des forêts.
Lorsque les gouttes de rosée font étinceler les fleurs aux rayons du soleil levant, quand les oiseaux les plus gais, les plus harmonieux, bercent au printemps leurs petits au bruit d'un doux ramage, lorsque le rossignol ne sommeille point, alors, moi aussi, je veille ; je chante et sur la montagne et dans la vallée.
Mes chants veulent trouver grâce devant toi, femme chérie ! Viens à mon secours, car je ne puis vivre sans toi. Laisse-moi te consacrer cet hommage que je te voue à jamais, que je te voue jusqu'à la mort. Que tes faveurs me consolent, qu'elles apaisent mes longues douleurs.
Noble dame, mes hommages pourront-ils obtenir qu'un de tes arrêts favorables me rende la joie, que mes peines s'évanouissent, et qu'un amour aussi fidèle reçoive une douce récompense ! Ta bonté me force à te célébrer dans mes vers, peu de temps, si tu repousses mes voeux, longtemps, si tu me rends à la vie.
Noble dame, ta bonté qui me charme, et ton dédain de mon amour ont suspendu le cours de mon bonheur. Veux-tu consoler mon âme ? Une douce parole sortie de ta bouche a tant de charme pour moi. Détourne loin de moi les maux dont je me plains, afin que je puisse encore goûter quelque félicité en cette vie."
Moi,
WOLFRAM MANTEUFEL,
suis fier d'être l'auteur de cette ode à la Vie et à l'Amour
que j'ai intitulée
Dans ses yeux je voyais ma mort
et que je vous invite à découvrir sur
http://users.skynet.be/wolframmanteufel
21:45 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
11.12.2011
le Fantastique et la destinée humaine
"In culpa est animus,
qui se non effugit unquam"
"Nostre mal nous tient en l'âme :
or elle ne se peut eschapper à elle mesme"
Michel de Montaigne
"L'esprit seul est en faute,
qui ne peut jamais échapper à lui-même"

Et à présent, que tournent les ailes du moulin des illusions !!!
Façonné à son image encre de Chine de l'auteur

Ses meules jamais ne cesseront de broyer, de broyer encore,

de toujours broyer, inlassablement...

"Souviens-toi que tu es poussière,
et que tu retourneras à la poussière"

Broyer, encore et toujours, pour réduire en poussière...

La fragilité de l'être encre de Chine de l'auteur

Ainsi s'écoulent les grains de sable dans le sablier de la Vie...

Autant de grains de sable, autant d'âmes humaines...

Tilman Riemenschneider par lui-même, le visage du désenchantement

Sainte Barbara, par Tilman Riemenschneider

"noli me tangere"
une oeuvre de Tilman Riemenschneider
" ne me touche pas...!!! "
Toute la lumière encre de Chine de l'auteur
à suivre...
15:37 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
20.11.2011
la fin du monde
une vision fantastique de
la fin du monde

MONSU DESIDERIO
peintre du Fantastique

Monsu Desiderio Assassinat et architectures imaginaires
...
"Le Fantastique est une nébuleuse dont le centre est partout et la circonférence nulle part."
Louis Vax
Les Séductions de l'étrange
...
Monsu Desiderio, ce peintre de la grandeur, de la démesure et de la violence, auquel l'écrivain-poète Pierre Seghers a consacré une admirable étude intitulée "Monsu Desiderio ou le Théâtre de la fin du monde". (2ditions Robert Laffont, collection L'Atelier du Merveilleux, 1981)
Assurément cet artiste fantastique méritait de figurer ici.

Monsu Desiderio Martyre d'une sainte
"Par le feu de l'imaginaire, et ses inventions d'artisan, les peintures de desiderio projetent tout à coup une effervescence de fureur, une exaspération aussi grandiose que silencieuse."
Monsu Desiderio, deux peintres, pour un seul masque !
Didier Barra, originaire de Metz, (né vers 1590) et François Nomé, de Metz également. Venus de leur Lotharingie natale, ces deux peintres se sont finalement installés à Naples.
"Au début de leur collaboration, les deux artistes se distinguent malaisément. Bientôt, par ses yeux qui sont de flamme ardente et l'irréalisme de ses peintures, François Nomé va devenir le vrai Monsu Desiderio, celui qui passera à la postérité sous une appelation d'enseigne."
"Les décors d'une solitude, d'un retranchement total. Les dômes qui éclatent, les architectures qui s'écroulent, les rotondes éventrées, les idoles livides, les frontons qui s'ébrèchent et les temples marqués d'une énorme croix noire révèlent une hantise, celle de la dévastation et de l'Apocalypse."

Monsu Desiderio La Fuite en Egypte (détail)
"Feux de théâtre où les clairs-obscurs et les embrasements, si irrationnels qu'ils soient, donnent des effets saisissants."
"Lequel, du catholique ou du protestant écrase d'une croix gigantesque, d'une voix sans égale, les temples profanes ? Lequel, dans sa complexion de poète ou de peintre dramatique, vit en lui-même, persécuteur, persécuté ? On croirait entendre parfois dans les tableaux de Desiderio, ô sacrilège, le post tenebras lux de la Réforme, ou le lux lucet in tenebris des Vaudois. Il est probable qu'à ses yeux, les ornements, les parures, les ors et les trésors, le luxe enfin, ne sont qu'un étalage, un scandale de somptuosités."

Monsu Desiderio La Fuite en Egypte
"Eclairs et murmures, simulacres et symboles, les idoles jetées à bas de leurs entablements et de leurs socles, les sarcophages tombant du ciel, les tombeaux qui se soulèvent et surgissent dans les péristyles, les dégradations innombrables, les apparitions, tout n'est pour Desiderio que composants destinés à figurer une immense vanité."

Desiderio Monsu Ruines imaginaires, colonne et pyramide (détail)
"Les triomphes éphémères des pouvoirs, le triomphe ricanant du temps et de la mort, sont abolis. Les fulgurations, le ciel zébré d'horreur et qui va s'effondrer, les tours, les campaniles et les minarets, les donjons qui s'écroulent dans l'écume des vagues, les ténèbres épaisses à pouvoir les palper, les vapeurs d'incendies, les convulsions cosmiques secouant les bâtisses, les flots d'olive noire, quelles images, quelles mises en scène susciteraient plus de frissons ?"

Desiderio Monsu Jéroboam dans un temple païen (détail)
"Géants ou pas, les hommes ne sont rien, qui palabrent, farfouillent ou assassinent au ras du sol et les colonnes de Desiderio éclatent, s'éparpillent parce que le temple, l'église, ont appelé sur eux l'explosion."

Desiderio Monsu Martyre d'une sainte (détail)
"Heu mihi quia in inferno nulla est redemptio !"
"Malheur à moi, dans cet enfer il n'y a pas de rédemption !"
19:06 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Facebook |
08.11.2011
La Cour d'Amour
La COUR d'AMOUR
...
De l'amour du Fantastique,
au fantastique de l'Amour
...
Où sont donc passés les temps heureux de l'Amour courtois ???
La Cour d'Amour aux glycines et aux chèvrefeuilles encre de Chine de l'auteur
Le puits d'Amour encre de Chine de l'auteur
Amour sous le regard de Dame Lune encre de Chine de l'auteur
Rencontre entre Amour et Alchimie encre de Chine de l'auteur
Les trois visages de l'Amour, ou comment l'Amour
peut aussi se nourrir du mensonge encre de Chine de l'auteur
Tendre vers le mystique Amour encre de Chine de l'auteur
L'Amour est un feu follet encre de Chine de l'auteur
La Source d'Amour encre de Chine de l'auteur
Clarté d'Amour encre de Chine de l'auteur
Amour jusqu'en sa limite encre de chine de l'auteur
...

Sigrid Hausen, dite Syrah, la chanteuse du groupe gothique médiéval
QNTAL
qui a su si bien célébrer l'amour courtois
Amour en coup de foudre encre de Chine de l'auteur
Le Messager d'Amour encre de Chine de l'auteur

Montserrat Figueras, chanteuse soprano du groupe Hesperion XXI , épouse de Jordi Savall, et merveilleuse interprête de l'
Aria sopra la ciaconna
du compositeur Tarquino Merula
Je ne pensais plus jamais
Chanter sur la lyre d'Amour,
Gaiement et doucement,
Car mon âme tourmentée
Ne devait plus jamais pleurer et soupirer
D'un air triste et douloureux.
Pourtant, l'Amour me donne de nouvelles raisons
De jouer et de chanter.
Il y a peu, j'étais un amant dépité.
Sur le bûcher de l'Amour à peine refroidi,
Je chantais encore l'Amour malheureux.
Aujourd'hui, il n'est plus de mise
De chanter d'une voix rauque et lasse
La flamme éteinte et les ardeurs passées.
Maintenant, un soleil nouveau enflamme mon coeur.
Il veut que je chante pour lui seul.
Pauvre dépouille déchirée,
Au coeur transpercé et brûlé.
Misérables restes du supplice amoureux.
Plutôt que de m'accueillir dans une tombe modeste,
L'Amour tyran veut encore me blesser.
Il fait de moi sa cible,
Prêt à porter son coup impitoyable et mortel.
Je n'ai jamais entendu
Que l'on sortait de sa tombe un Amour défunt
Pour le faire souffrir encore.
Pourtant l'Amour qui vient
Sonne la trompette guerrière.
Il sonne la trompette guerrière
Contre celui qui est déjà mort d'Amour .
L'Amour ferait mieux de me laisser
Enseveli au pied des cyprès
Où dans le rocher élyséen dur et froid
Il connaitrait une plus grande gloire
En levant les armes contre les coeurs
Qui lui sont habituellement rebelles.
Il ferait mieux de me laisser en paix
Et me laisser me reposer des souffrances de la mort.
Impitoyable archer, ne t'avise pas
De blesser mon coeur encore une fois.
Ne me décoche pas une de tes flèches.
Mes chants mélodieux finiront par te vaincre.
Amour est air joué à la harpe encre de Chine de l'auteur
La Quête d'Amour encre de Chine de l'auteur
Les Préceptes d’Amour
1. Fuis l’avarice comme un fléau dangereux et, au contraire, sois généreux.
2. Evite toujours le mensonge.
3. Ne sois pas médisant.
4. Ne divulgue pas les secrets des amants.
5. Ne prends pas plusieurs confidents à ton amour.
6. Conserve-toi pur pour ton amante.
7. N’essaie pas sciemment de détourner l’amie d’un autre.
8. Ne recherche pas l’amour d’une femme que tu aurais quelque honte à épouser.
9. Sois toujours attentif à tous les commandements des dames.
10. Tâche toujours d’être digne d’appartenir à la chevalerie d’amour.
11. En toutes circonstances, montre-toi poli et courtois.
12. En t’adonnant aux plaisirs de l’amour, n’outrepasse pas le désir de ton amante.
13. Que tu donnes ou reçoives les plaisirs de l’amour, observe toujours une certaine pudeur.

Christine de Pisan
Voici la pathétique plainte qu'elle a composée
et qui résume magnifiquement son destin de poétesse au Moyen Age :
Je ne sais comment je dure...
Je ne sais comment je dure,
Car mon dolent (1) coeur fond d'ire (2)
Et plaindre n'ose, ni dire
Ma doleureuse (3) aventure,
Ma dolente vie obscure (4)
Rien, hors la Mort ne désire ;
Je ne sais comment je dure.
Et me faut, par couverture, (5)
Chanter que (6) mon coeur soupire
Et faire semblant de rire ;
Mais Dieu sait ce que j'endure.
Je ne sais comment je dure.
notes
(1) souffrant
(2) chagrin
(3) douloureuse
(4) triste
(5) par dissimulation
(6) ce que
...

Do frayg amorss
Service d'amour en 7 langues
une chanson du poète Oswald von Wolkenstein traduite par Sieglinde Hartmann
Ah ! mon vrai amour,
Aide-moi !
Mon cheval, mon coursier,
En plus mon coeur,
N'ont qu'une seule pensée :
Courir te voir, ma Dame.
Où je cours, où je dors
Où je me dirige,
Vraiment, mon ancre
Ne tient pas.
Esclave de moi jadis libre,
Je vous crie merci.
refrain :
Allemand, italien, vas-y!
Réveille-toi en français !
Ris en hongrois !
Fais ton pain en slave !
Fais craquer en flamand !
La septième langue : le latin !
Ma bien-aimée,
Voici mon coeur !
Partout,
De tout mon corps,
Sans plaisanterie,
Avec dignité,
Je serai entièrement
A ton service,
Tout comme tu le voudras.
Je ne connais vraiment
Pas de mauvais tours.
Dieu sait bien comment
Je t'aime.
Seulement ce que tu veux,
Ma belle Margareta,
C'est mon profond désir
De le faire aussitôt.
Crois-le, ma chère,
Sous ton obéissance,
Margareta, sur ma foi,
Jours et nuits
Je m'y soumets.
Où j'irai, je serai
Seulement tien
En toute fidélité !

à suivre...
15:32 Écrit par Dominique Mertens dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
03.11.2011
communiquer avec les morts
La Mort,
thème majeur du gothique
Désespoir encre de Chine de l'auteur
...
Et à propos de désespoir...

Catherine Ribeiro,
Grande Dame du Fantastique
...
"Un jour... la Mort"
extrait d'une chanson essentielle
(paroles et musique de Catherine Ribeiro+Alpes)
Un jour, la Mort,
Cette grande femme démoniaque,
M'invita dans sa fantastique demeure.
Depuis longtemps elle me guettait, m'épiait,
Usant de ses dons,
De ses charmes magiques,
Elle cambrait sa croupe féline,
Fermait à demi ses paupières lourdes de sommeil,
Au-delà desquelles brillaient deux yeux de guet-apens.
Le souffle court, les lèvres entrouvertes,
Elle murmurait :
"Viens chez moi, viens, viens encore !
Viens t'enrouler dans mon repos, repos, repos,
L'éternel repos..."
Sans oublier les sublîmes paroles de sa chanson
"Cette voix ou De cette voix surgira la Vie..."
"Cette voix monte du fonds de mes entrailles..."
...
"Aimer la Vie autant que je l'ai haïe..."
Eros et Thanatos encre de Chine de l'auteur

Michael Maier Atalanta fugiens
Le Feu, symbole de la Vie, symbole de l'énergie sexuelle...

Albrecht Altdorfer Pyramus mort
Damnatio et condamnatio encre de Chine de l'auteur

Trobar de Morte
un groupe incontournable de la musique gothique...

Dark Sanctuary

Marquise Ermia et Dame Pandora,
deux gentes Dames d'une musique vitale
telle que nous l'offre le fantastique groupe gothique
Dark Sanctuary
un groupe français à découvrir !!!

Artesia, un groupe gothique français fascinant...!
La mélancolie, cet état d'âme infiniment précieux
qui traverse les Temps immémoriaux..

Arabella chantant une complainte du Klagebüchlein de Hartmann von Aue
encre de Chine de l'auteur

Hartmann von Aue

Ywein complainte de Hartmann von Aue
Arabella R.I.P. encre de Chine de l'auteur

Albrecht Altdorfer Le Sacrifice d'Abraham
Thorhild gisant sur son tombeau encre de Chine de l'auteur
...
"E s p r i t, e s - t u l à ???"
C O M M U N I Q U E R A V E C L E S M O R T S ?

RECEVOIR DES MESSAGES DE L'AU-DELA ?
... --- ...

... --- ...
C'est d'abord notre respect
qu'implorent de nous les morts...
Le Sacrilège encre de Chine de l'auteur
11:03 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Facebook |
01.11.2011
aux sources du gothique
Ann RADCLIFFE
aux sources du gothique
Ann WARD naquit à londres en 1764 dans une famille de commerçants estimés. Elle y reçut une éducation anglicane stricte. Toute jeune encore, elle aurait connu l'écrivaine Sophia Lee, auteure du roman pré-gothique "Le Souterrain, ou Mathilde", (1785) laquelle dirigeait une école pour jeunes filles de bonnes familles, et sa soeur, Harriet Lee, elle aussi écrivaine. Ce serait ce roman dont tout le monde parlait alors, qui l'aurait influencée dans l'écriture de ses trois principaux romans que sont La Romance de la forêt, (1791) Les Mystères d'Udolphe, (1794) et L'Italien, ou le Confessionnal des Pénitents Noirs. 1797)
C'est dans le respect de la tradition bourgeoise et conservatrice que grandit Ann. A l'âge de 23 ans, elle épousa William Radcliffe, un juriste propriétaire de la gazette The English Chronicle. Ensemble, ils voyagèrent en Allemagne où ils sillonnèrent la vallée du Rhin, admirant au passage les anciennes forteresses qui émaillent son cours.
Restée sans enfants, Ann consacra son temps libre à l'écriture de ses cinq romans, de 1789 à 1797, après quoi elle mit un terme définitif à sa carrière littéraire. A l'époque où elle les écrivit, Horace Walpole connaissait la célébrité pour son roman Le Château d'Otrante, (1764) et la vogue du gothique était en plein essor. Hélas, d'insistantes rumeurs ne tardèrent pas à circuler au sujet de l'état mental de la romancière, rumeurs qui finirent par provoquer l'exaspération de son mari au point pour celui-ci de se voir dans l'obligation d'exhiber un certificat médical attestant du parfait équilibre mental de son épouse.
Ann Radcliffe décédera en 1823 à l'âge de 59 ans. Son succès littéraire fut tel qu'il suscita un engouement sans précédent, engouement qui se traduisit par un florilège d'imitations souvent plus insignifiantes les unes que les autres.
...
Reportons-nous à présent à l'érudite approche du roman Les Mystères d'Udolphe, telle que nous la livre Maurice Lévy dans sa préface du dit roman, non sans rappeler au préalable que ce dernier en a revu et corrigé la traduction originellement établie par la comtesse Louise Marie Victorine de Chastenay de Lanty en 1797.

Hans Burgmaier Amants surpris par la mort
"Il faut retenir de ces premiers romans l'essentiel de ce qu'ils ont en commun : une intrigue plus complexe à mesure que l'art de la romancière se confirme, mais toujours centrée sur des aventures qui ne font sens que lorsqu'elles sont vécues dans le cadre d'architectures médiévales : des châteaux ou des abbayes sui, en Ecosse, en Sicile ou en France sont un même décor et illustrent un symptomatique rêve labyrinthique. Poursuites effénées, rencontres terrifiantes, découvertes macabres et autres aventures au sens propre déroutantes disent la perte d'une difficile orientation dans des sites nocturnes, toujours tragiquement traversés."
...
"L'espace narratif a toujours des murailles pour limites, comme pour enfermer ensemble héroïne et lecteur dans un univers où n'ont plus cours les codes de la vie ordinaire."
...
"Toutes les héroïnes d'ann Radcliffe font à un moment ou un autre l'expérience de l'angoisse du seuil : Emilie n'échappe pas à la règle. Quand elle franchit le portail de la forteresse, son coeur se serre et lui viennent à l'esprit des pensées de longues souffrances et de meurtres. Pressentiment qui se vérifie sans tarder : il y a dans une salle d'Udolphe un fauteuil de fer fixé au sol, dont les pieds et les bras sont garnis de barres et de chaînes, et au-dessus duquel pend un effrayant collier d'acier. A toutes fins utiles et pour qu'on ne croie pas que ces instruments sont purement décoratifs, un corps ensanglanté gît dans un recoin de la pièce. Les souffrances infligées par Montoni à sa femme, sa séquestration dans une tour du château et sa mort sont une autre preuve, s'il en était besoin, des tourments associés à l'image du château. tout se passe comme si l'effrayante demeure était la matérialisation dans l'espace de la volonté de puissance de son infâme propriétaire... et bien sûr pèse sur des centaines de pages l'horreur incertaine de la scène initiale (ou faut-il dire primitive ?) tue par la romancière, orientant l'imaginaire vers d'innombrables supplices : qu'a bien pu voir Emilie derrière le sinistre voile noir ? Udolphe, aperçu de l'extérieur, paraît suspendu entre deux abîmes : ses remparts prolongent la paroi abrupte du roc et ses tours donnent sur le vide qui s'ouvre à son pied. La verticalité du château continue celle de la montagne. Des dangers analogues y guettent l'explorateur, liés à la nature du site : danger du vertige, crainte de la chute. Chute physique et déchéance morale : l'une est souvent dans l'écriture gothique une représentation figurée de l'autre."
...
"Lourde d'un sens pudiquement tu est cette porte sans verrou intérieur qui donne sur les noirs abysses du château, sur l'en dessous des choses, du monde et de la ceinture. Lieu de tous les dangers, c'est une chambre à coucher, où l'intimité risque à chaque instant l'outrage."

Charles-marie Bouton Moine en prières dans une église gothique en ruines
"Il y a beaucoup de non-dit dans le discours d'Ann radcliffe, des opacités, une violence le plus souvent contenue mais qui parfois éclate en descriptions sanglantes, en corps mutilés, en duels meurtriers, en séquestrations et tortures. Troubles, textuellement parlant, sont les imaginations d'une romancière réputée pour sa pudibonderie : le texte est plein d'appétits inassouvis. Il s'écrit simultanément sur deux faces : à l'endroit, il y a beaucoup de dignité, de decorum, de décence et d'honnêtes sentiments : rien que de très avouable. Un côté vertu, dont on pourrait même dire que la romancière l'exhibe avec quelque ostentation. A l'envers, il y a du désir. Il y aurait certes quelque ridicule à faire d'Ann Radcliffe une émule ou une rivale du marquis embastillé -elle qui, lorsqu'elle prévoit une intrusion masculine dans la chambre de son héroïne, la fait providentiellement aller au lit toute habillée... Mais il y a aussi en elle des zones d'ombre, du ténébreux, des choses tues ou qu'il faut lire entre les lignes : de l'inter-dit. Le XVIIIè siècle voulait que le gothique empruntât à la forêt sa pénombre, en même temps que l'ogive de ses voûtes naturelles et la verticalité de ses troncs."
...
"Métaphorique obscurité : le château cache aussi bien les desseins du maître des lieux. On ne sait jamais très exactement ce qui se passe à Udolphe : décisions floues et contradictoires concernant Emilie, allées et venues de soldats à figure patibulaire, arrivée de femmes dont le comportement dit avec une tacite véhémence la profession. Mais que veut donc Montoni ? Qu'attend-il exactement de celle qui est, depuis qu'il a épousé sa tante, sous sa tutelle légale ?"
...
"En fait, le seigneur d'Udolphe se comporte plus en geôlier jaloux qu'en tuteur légal. Ou plus exactement, il se dresse, au seuil de son redoutable repaire, tel l'un de ces pères des origines écartant, l'arme à la main, la horde primitive des fils conquérants."
...
"On a souvent désigné le mystère de la chambre close imaginé par Ann Radcliffe comme étant à l'origine de maintes situations analogues du roman policier contemporain : mais a-t-on suffisamment fait remarquer que ces lieux clos sont surtout des appartements interdits ? Mieux : des chambres à coucher qui ont un passé et une histoire, avec un lit pour principal mobilier ?"
...
"Les déambulations nocturnes de la jeune fille à la recherche de sa tante (image d'une mère de substitution, si peu digne que Mme Montoni soit de l'être) dans les entrailles d'Udolphe peuvent s'interpréter classiquement comme l'exploration du corps maternel, en quête d'une problématique origine. N'est-il pas significatif que les demeures dont Emilie ne se lasse pas de parcourir nuitamment les couloirs et les appartements, soient toutes deux encore très fortement habitées, hantées par le souvenir des femmes à qui elles ont jadis appartenu ?"
...
"Le message est clair : toute tentative d'affranchissement ou d'émancipation conduit au crime, à la folie et au désespoir."
...
"Mais la romancière ne se contente pas de donner de ses toiles favorites des reproductions sans relief ou des chromos de mauvais goût : son art se situe bien plus haut. Tout se passe comme si les scènes qu'elle transpose, loin d'être passivement incorporées à l'intrigue, agissaient sur le discours narratif, l'activaient, et d'une certaine manière, l'orientaient. Les images, devenues texte, colorent et contrôlent l'écriture. Chaque nouvelle vignette crée l'événement, impose au récit un nouveau régime. A mesure que l'intrigue se noue et se développe, le texte se plie aux exigences de nouvelles images qui se pressent, s'enchaînent ou se superposent."
...
"Le gothique, de par sa nature, exclut la lumière."
...
"Tout l'art d'Ann Radcliffe tient dans cette écriture nocturne et dissimulatrice, qu'éclairent seules de l'intérieur, des compositions picturales qui sont des pauses, des intervalles, de brefs instants de répit."
Maurice Lévy
(extraits de la préface des Mystères d'Udolphe, éditions Gallimard)

11:29 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
aux sources du gothique
Les Mystères d'Udolphe
roman gothique de Ann Radcliffe
Quelle oeuvre colossale ! Pensez donc : en édition de poche, (Gallimard, collection Folio classique) ce roman ne totalise pas moins de 800 pages d'une rare densité ! Pour une oeuvre qui fut écrite en 1794, cela représente quand même un certain exploit compte tenu de l'indéniable qualité littéraire de celle-ci. Ann Radcliffe s'y montre sous le jour d'une écrivaine scrupuleuse, soucieuse de vraisemblance, minutieuse dans ses descriptions, fidèle dans l'étude psychologique de ses personnages, sensible, novatrice et, ce qui ne gâte rien, passionnante à lire, même si son écriture élégante date évidemment d'un autre âge et peut donc nous sembler parfois quelque peu désuète.

Féréol de Bonnemaison jeune femme surprise par un orage
En guiser d'introduction à ce grand roman gothique, voici un échantillon typique du style de son auteur. Vous remarquerez au passage l'usage particulier qu'elle fait de la ponctuation...
"Sa femme était retirée dans son appartement ; la langueur et l'abattement qui l'avaient accablée, et que l'arrivée des étrangers avait comme suspendue, la saisirent de nouveau, mais avec des symptômes plus fâcheux. Le lendemain, la fièvre se déclara ; le médecin y reconnut les mêmes caractères qu'à celle dont Saint-Aubert venait d'échapper ; elle en avait reçu le poison en soignant son époux ; sa complexion trop faible n'avait pu y résister ; le mal s'était répandu dans ses veines, et l'avait jetée dans la langueur."
...
Dès le début du roman -dont le déroulement s'avère extrêmement lent- nos esprits cartésiens sont quelque peu étonnés par la caractérisation souvent fantaisiste des paysages que traversent les héros : la Garonne y sert de liaison expresse entre la Guyenne et le Languedoc-Roussillon, la notion des distances semblant réduite à son minimum pour les besoins de l'action. Qu'il suffise de se reporter à la description du Voyage en Espagne de Théophile Gautier pour se représenter les incroyables difficultés que comportait ce genre d'entreprise...
Mais poursuivons nos observations au fil du récit qui s'ouvre sous nos yeux : Ann Radcliffe ne craint pas de s'engager au devant de sa propre part de ténèbres, fascinée qu'elle est sans doute par l'insondable mystère du masochisme féminin. Dans sa quête, elle apportera sa sensibilité et ses hautes exigences morales, qualités qu'elle ne manquera pas de répandre dans toute son oeuvre comme un parfum quelque peu entêtant. En voici un témoignage tout à fait exemplaire :
"Le monde, disait-il en suivant sa pensée, le monde ridiculise une passion qu'il connaît à peine ; ses mouvements, ses intérêts distraient l'esprit, dépravent les goûts, corrompent le coeur ; et l'amour ne peut exister dans un coeur quand il n'a plus la douce dignité de l'innocence. La vertu et le goût sont presque la même chose ; la vertu, c'est le goût mis en action, et les plus délicates affections de deux coeurs forment ensemble le véritable amour. Comment pourrait-on chercher l'amour au sein des grandes villes ? La frivolité, l'intérêt, la dissipation, la fausseté y remplacent continuellement la simplicité, la tendresse et la franchise."
...
"Ma soeur, ajouta-t-elle gravement ; et prenant de sa main froide et humide une des mains d'Emilie, que cet attouchement fit frémir : ma soeur, prenez bien garde au premier mouvement des passions ! prenez garde au premier ! si l'on n'arrête leur course, elle est rapide ; leur force ne connaît aucun frein ; elles nous entraînent aveuglément ; elles nous mènent à des crimes que des années de prières et de pénitence n'effacent pas. Tel est l'empire d'une passion ! Elle domine toutes les autres, elle s'empare de tous les chemins du coeur ; c'est une furie qui nous possède, et qui nous fait agir en furie, qui nous rend insensible à la pitié, à la conscience ; et quand son but est rempli, furie toujours plus impitoyable, elle nous livre, pour notre tourment, à tous ces sentiments qu'elle avait suspendus, qu'elle n'avait point étouffés, aux supplices de la compassion, du remords, du désespoir. Nous nous éveillons comme dans un songe : un nouveau monde nous entoure, nous sommes étonnés, épouvantés, mais le forfait est commis. les pouvoirs réunis du ciel et de la terre ne sauraient plus l'anéantir, les fantômes nous poursuivent. Que sont les richesses, la grandeur, la santé même, auprès de l'inestimable avantage d'une conscience pure, auprès de la santé de l'âme ? Que sont les chagrins de la pauvreté, du mépris, de la misère, près des angoisses d'une conscience affligée ? Oh ! quel temps s'est écoulé depuis que j'ai perdu cette richesse de l'innocence ! je croyais avoir épuisé l'excès des maux, l'amour, la jalousie, le désespoir : ces peines étaient des jouissances, auprès des tourments de ma conscience. J'ai goûté ce qu'on appelait les douceurs de la vengeance : mais qu'elles sont passagères ! Elles expirent avec leur objet. Souvenez-vous-en, ma soeur : les passions sont le germe du vice aussi bien que de la vertu ! Tous deux en peuvent sortir, selon qu'on les gouverne. Malheur à ceux qui n'ont jamais appris l'art si nécessaire de les régler."

Singulier roman que celui-là, disséminant au fil des pages des principes moraux bien arrêtés, et considérant par ailleurs d'un oeil critique les choses de la religion :
"Qui donc a pu inventer les couvents ? se disait-elle. Qui donc a pu le premier persuader à des humains de s'y rendre, et, prenant la religion pour prétexte, les éloigner de tous les objets qui l'inspirent ? L'hommage d'un coeur reconnaissant est celui que Dieu nous demande ; et quand on voit sa gloire, n'est-on pas bien reconnaissant ? je n'ai jamais senti tant de dévotion pendant les heures d'ennui que j'ai passées au couvent, que pendant le peu de minutes que j'ai passées ici : je regarde autour de moi, et j'adore Dieu du fond de mon coeur."

Terminons ce trop bref hommage à Ann Radcliffe par ces quelques mots de Joseph Méry écrits en 1840 :
"Chaque page semble tourner avec accompagnement de ferailles ; chaque ligne est sablée avec de la poudre de tombe ; chaque lettre est un oeil éteint qui regarde le lecteur. un homme nerveux ne peut dormir dans une chambre habitée par ces quatre volumes sulfureux ; il est obligé de les exiler, dans l'intérêt de son sommeil."

11:19 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
22.10.2011
rencontres gothiques
Une rencontre incontournable...?
http://www.annuaire-gothique.com

ENTREZ
dans mon univers gothique
et faites-y
de singulières rencontres....
la grille encre de Chine de l'auteur
et donnez-vous la peine
de l'explorer de long en large
en consultant mes archives (ci-contre, à gauche) car
ici-bas
TOUT N'EST QUE
S O U F F R A N C E
Triomphe gothique encre de Chine de l'auteur

Vierge sage Niklaus Manuel Deutsch
Rencontre gothique encre de Chine de l'auteur
(interprétation libre d'un dessin de M.Dereau)
Engagement encre de Chine de l'auteur
16:33 Écrit par Dominique Mertens dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
08.10.2011
rencontres gothiques
Là-bas, perdu dans une forêt de mélèzes,
demeure cet homme avec lequel je veux m'entretenir...
Le bois de mélèzes encre de Chine de l'auteur
" J'ai à vous parler..."
Ma rencontre avec un moine de Weisemburg
encre de Chine de l'auteur
L' ermite de la forêt, surnommé l'admirable encre de Chine de l'auteur
Quelques menus propos échangés avec l'ermite
au sujet de Wolfram Manteufel :
"Illum oportet crescere, me autem minui..."
"Il faut qu'il croisse, et que je m'efface..."
(paroles prononcées lors de la Passion du Christ au pied de la croix par Saint-Jean,
et retranscrites sur le Retable d'Isenheim par Mathias Grünwald)
Gustave Doré La forêt et le bûcheron

en ce lieu vide et creux résonne encore cette plainte horrible
qu'on dirait tout droit sortie du néant le plus affreux...

la Main de gloire encre de chine de l'auteur

"Dans la tombe, l'oeil de Dieu regardait Caïen..."

08:07 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
30.09.2011
univers goth
un site belge (enfin !!!) incontournable....
lecerclemedieval.be

Médiéval ? Gothique ?
Que de vies précieuses séparent ces deux époques,
et pourtant...
Le pas est vite franchi sur l'horloge du Temps...

L'Heure
Si j'avais dans ma vie une heure, une seule heure,
Où ce coeur, gémissant d'un souffle qui l'effleure,
Eût joui d'un plaisir - si fugace fût-il -,
Pour ce furtif instant, pour cette brève joie,
Je reprendrais, moins triste et plus vaillant, ma voie,
Et, puisant de l'espoir dans ce bon souvenir,
Je dirais à mon coeur : "Sois fort, tout va finir !"
Mais j'interroge en vain l'horreur de ma mémoire,
A chaque page, au livre amer de mon histoire,
Un mot s'épanouit comme une rouge fleur :
Malheur - et puis Malheur ! - et puis encore Malheur !
(poème de Louis Duchosal dédié au peintre Ferdinand Hodler)
merci Henri Lievens d'avoir illustré aussi admirablement les
Histoires maléfiques de Claude Seignolle (éd. Marabout)







Wolfram Manteufel,
me voici...
tel que je me suis moi-même représenté
(encres de chine de l'auteur)
Suivez-moi dans mes innommables pérégrinations !
17:38 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
25.09.2011
la Semois fantastique
Un voyage à l'ancienne
au travers de la vallée de la Semois


Rivière ensorcelante, la Semois
parcourt sans rumeur cette terre d'
Ardenne fantastique....





languissante et solitaire, pourtant...
peuplée de présences furtives... !!!

seul au monde ? quelle illusion !



mais il est déjà trop tard à présent !
ci-contre et ci-desous :
Hans Ulrich Franck scènes de la Guerre de Trente Ans (gravures)



forêts déjetées et remplies de grands périls !
vallée aux ténèbres inquiétantes


terre d'âpreté


éventrée par sa rivière indomptée


Semois légendaire

Semois déshéritée

Semois en déshérence

Semois secrète

Semois à tout jamais éternelle


"Dissimulés
sous le couvert des arbres,
ses yeux me guettaient fixement,
s'apprêtant à me dépecer avec une folle avidité"
17:37 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Facebook |
20.09.2011
univers goth
Dans ses yeux je voyais ma mort encre de Chine de l'auteur
"Mortem meam in oculis suis videbam"
"In seinen Augen sah ich meinen Tod"
Amours histrioniques ? Amours vampiriques ?
encre de Chine de l'auteur
L'initiation de la succube encre de Chine de l'auteur
ici, en ce lieu ténébreux, siège le
Tribunal du Sang
18:04 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
18.09.2011
univers goth
10:25 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
17.09.2011
univers goth
18:57 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
12.09.2011
univers goth
18:07 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
11.09.2011
univers goth
La Complainte de la Blanche Biche
Celles qui vont au bois, c'est la mère et la fille
La mère va chantant et la fille soupire.
Qu'a vous à soupirer ma blanche Marguerite ?
j'ai bien trop d'ire en moi et n'ose vous le dire !
Je suis fille le jour et la nuit blanche biche.
La chasse est après moi, les barons et les princes.
Et mon frère Renaud qui est encore le pire.
Allez ma mère, allez bien promptement lui dire;
Qu'il arrête ses chiens jusqu'à demain midi.
Où sont tes chiens Renaud, et la chasse gentille ?
Ils sont dedans le bois, à courre blanche biche.
Arrête les Renaud, arrête je t'en prie !
Trois fois les a cornés, de son cornet de cuivre.
A la troisième fois, la blanche biche est prise.
Mandons le dépouilleur qu'il dépouille la biche;
Celui qui la dépouille dit :"je ne sais que dire ;
Elle a le cheveu blond et le sein d'une fille !"
A tiré son couteau en quartiers il l'a mise.
En ont fait un dîner aux barons et aux princes.
Nous voici tous siets, hors ma soeur Marguerite.
Vous n'avez qu'à manger ; suis la première assise.
Ma tête est dans le plat, mon coeur aux chevilles.
Mon sang est répandu par toute la cuisine,
Et sur ces noirs charbons mes pauvres os s'y grillent.
Celles qui vont au bois c'est la mère et la fille.
La mère va chantant et la fille soupire.
Qu'a vous à soupirer ma blanche Marguerite ?
J'ai bien trop d'ire en moi, et n'ose vous le dire !
Blanche Biche encre de Chine de l'auteur
illustration pour la chanson "Blanche biche" du groupe folk-rock Malicorne
Hausbuchmeister Hochwildjagd
illustration de Henri Lievens pour "Myrtis",
roman de Daniel Mallinus publié chez Marabout
10:28 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
univers goth
10:00 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Facebook |
20.06.2011
univers goth
OISEAU DE MALHEUR !!!!!
"Hie muost du yn..."
"C'est là qu'il te faut aller"
(inscription sur une peinture de
Hans Baldung Grien)
"Wohin denn ich ?
"Es leben die Sterblichen von Lohn und Arbeit ; wechselnd in Müh und Ruh.
Ist alles freudig, warum schläft denn nimmer nur mir in der Brust der Stachel ?"
"Où suis-je alors ? Les mortels vivent de salaire et de travail, alternant entre fatigue et repos.
Si tout est joie, pourquoi n'y a-il que moi à ne jamais pouvoir dormir que dans le giron de la souffrance ?"
Friedrich Hölderlin
Oiseaux de mauvaise augure encre de Chine de l'auteur
10:52 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
19.06.2011
univers goth
L'Envie cède à la Mort seulement...
La Mort nous égale tous...
La Mort, le Néant, la négation de tout...
la PASSION, antichambre de la MORT
"Si la COMPASSION n'est pas un sentiment voluptueux,
comment se fait-il que
RIEN ne nous bouleverse autant que
la BEAUTE souffrante ?"
Christophe Martin WIELAND
NIHIL
NEANT
RIEN
14:33 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
univers goth
14:31 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
17.06.2011
Mon roman fantastique
18:25 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
16.06.2011
Mon roman fantastique
14:12 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
13.06.2011
univers goth
13:19 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
Mon roman fantastique
09:09 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
Mon roman fantastique
09:01 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
Mon roman fantastique
08:59 Écrit par Dominique Mertens dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
Facebook |























































































































