20.01.2012
Vasselage d'Amour
15:27
Écrit par Dominique Mertens
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29.12.2011
Wolfram, un prénom fantastique qui nous unit
Wolfram von Eschenbach encre de Chine de l'auteur
Moi,
Wolfram von Eschenbach,
suis fier d'être l'auteur de cette ode à la Vie et à l'Amour
que j'ai composée pour vous et intitulée
"Bluomen ursprinc"
"On voit les fleurs éclore et les forêts se couvrir de feuillage ; le doux zéphir de Mai rappelle aux oiseaux leurs chants accoutumés, mais moi, ô femme chérie, je puis aussi entonner de nouvelles chansons, même quand les frimas ont glacé la terre, même quand on me refuse ma récompense, tandis qu'après l'été, on n'entend plus retentir la voix des joyeux hôtes des forêts.
Lorsque les gouttes de rosée font étinceler les fleurs aux rayons du soleil levant, quand les oiseaux les plus gais, les plus harmonieux, bercent au printemps leurs petits au bruit d'un doux ramage, lorsque le rossignol ne sommeille point, alors, moi aussi, je veille ; je chante et sur la montagne et dans la vallée.
Mes chants veulent trouver grâce devant toi, femme chérie ! Viens à mon secours, car je ne puis vivre sans toi. Laisse-moi te consacrer cet hommage que je te voue à jamais, que je te voue jusqu'à la mort. Que tes faveurs me consolent, qu'elles apaisent mes longues douleurs.
Noble dame, mes hommages pourront-ils obtenir qu'un de tes arrêts favorables me rende la joie, que mes peines s'évanouissent, et qu'un amour aussi fidèle reçoive une douce récompense ! Ta bonté me force à te célébrer dans mes vers, peu de temps, si tu repousses mes voeux, longtemps, si tu me rends à la vie.
Noble dame, ta bonté qui me charme, et ton dédain de mon amour ont suspendu le cours de mon bonheur. Veux-tu consoler mon âme ? Une douce parole sortie de ta bouche a tant de charme pour moi. Détourne loin de moi les maux dont je me plains, afin que je puisse encore goûter quelque félicité en cette vie."
Moi,
WOLFRAM MANTEUFEL,
suis fier d'être l'auteur de cette ode à la Vie et à l'Amour
que j'ai composée pour vous et intitulée
"Dans ses yeux je voyais ma mort"
21:45
Écrit par Dominique Mertens
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11.12.2011
le Fantastique et la destinée humaine

Et à présent, que tournent les ailes du moulin des illusions !!!
Façonné à son image encre de Chine de l'auteur

Ses meules jamais ne cesseront de broyer, de broyer encore,

de toujours broyer, inlassablement...

"Souviens-toi que tu es poussière,
et que tu retourneras à la poussière"

Broyer, encore et toujours, pour réduire en poussière...

La fragilité de l'être encre de Chine de l'auteur

Ainsi s'écoulent les grains de sable dans le sablier de la Vie...

Autant de grains de sable, autant d'âmes humaines...

Tilman Riemenschneider par lui-même, le visage du désenchantement

Sainte Barbara, par Tilman Riemenschneider

"noli me tangere"
une oeuvre de Tilman Riemenschneider
" ne me touche pas...!!! "
...
à suivre...
(nouvelles publications chaque samedi matin)
15:37
Écrit par Dominique Mertens
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20.11.2011
la fin du monde
une vision fantastique de
la fin du monde

MONSU DESIDERIO
peintre du Fantastique

Monsu Desiderio Assassinat et architectures imaginaires
...
"Le Fantastique est une nébuleuse dont le centre est partout et la circonférence nulle part."
Louis Vax
Les Séductions de l'étrange
...
Monsu Desiderio, ce peintre de la grandeur, de la démesure et de la violence, auquel l'écrivain-poète Pierre Seghers a consacré une admirable étude intitulée "Monsu Desiderio ou le Théâtre de la fin du monde". (2ditions Robert Laffont, collection L'Atelier du Merveilleux, 1981)
Assurément cet artiste fantastique méritait de figurer ici.

Monsu Desiderio Martyre d'une sainte
"Par le feu de l'imaginaire, et ses inventions d'artisan, les peintures de desiderio projetent tout à coup une effervescence de fureur, une exaspération aussi grandiose que silencieuse."
Monsu Desiderio, deux peintres, pour un seul masque !
Didier Barra, originaire de Metz, (né vers 1590) et François Nomé, de Metz également. Venus de leur Lotharingie natale, ces deux peintres se sont finalement installés à Naples.
"Au début de leur collaboration, les deux artistes se distinguent malaisément. Bientôt, par ses yeux qui sont de flamme ardente et l'irréalisme de ses peintures, François Nomé va devenir le vrai Monsu Desiderio, celui qui passera à la postérité sous une appelation d'enseigne."
"Les décors d'une solitude, d'un retranchement total. Les dômes qui éclatent, les architectures qui s'écroulent, les rotondes éventrées, les idoles livides, les frontons qui s'ébrèchent et les temples marqués d'une énorme croix noire révèlent une hantise, celle de la dévastation et de l'Apocalypse."

Monsu Desiderio La Fuite en Egypte (détail)
"Feux de théâtre où les clairs-obscurs et les embrasements, si irrationnels qu'ils soient, donnent des effets saisissants."
"Lequel, du catholique ou du protestant écrase d'une croix gigantesque, d'une voix sans égale, les temples profanes ? Lequel, dans sa complexion de poète ou de peintre dramatique, vit en lui-même, persécuteur, persécuté ? On croirait entendre parfois dans les tableaux de Desiderio, ô sacrilège, le post tenebras lux de la Réforme, ou le lux lucet in tenebris des Vaudois. Il est probable qu'à ses yeux, les ornements, les parures, les ors et les trésors, le luxe enfin, ne sont qu'un étalage, un scandale de somptuosités."

Monsu Desiderio La Fuite en Egypte
"Eclairs et murmures, simulacres et symboles, les idoles jetées à bas de leurs entablements et de leurs socles, les sarcophages tombant du ciel, les tombeaux qui se soulèvent et surgissent dans les péristyles, les dégradations innombrables, les apparitions, tout n'est pour Desiderio que composants destinés à figurer une immense vanité."

Desiderio Monsu Ruines imaginaires, colonne et pyramide (détail)
"Les triomphes éphémères des pouvoirs, le triomphe ricanant du temps et de la mort, sont abolis. Les fulgurations, le ciel zébré d'horreur et qui va s'effondrer, les tours, les campaniles et les minarets, les donjons qui s'écroulent dans l'écume des vagues, les ténèbres épaisses à pouvoir les palper, les vapeurs d'incendies, les convulsions cosmiques secouant les bâtisses, les flots d'olive noire, quelles images, quelles mises en scène susciteraient plus de frissons ?"

Desiderio Monsu Jéroboam dans un temple païen (détail)
"Géants ou pas, les hommes ne sont rien, qui palabrent, farfouillent ou assassinent au ras du sol et les colonnes de Desiderio éclatent, s'éparpillent parce que le temple, l'église, ont appelé sur eux l'explosion."

Desiderio Monsu Martyre d'une sainte (détail)
"Heu mihi quia in inferno nulla est redemptio !"
"Malheur à moi, dans cet enfer il n'y a pas de rédemption !"
19:06
Écrit par Dominique Mertens
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08.11.2011
La Cour d'Amour
La COUR d'AMOUR
...
De l'amour du Fantastique,
au fantastique de l'Amour
...
Où sont donc passés les temps heureux de l'Amour courtois ???
La Cour d'Amour aux glycines et aux chèvrefeuilles encre de Chine de l'auteur
Le puits d'Amour encre de Chine de l'auteur
Amour sous le regard de Dame Lune encre de Chine de l'auteur
Rencontre entre Amour et Alchimie encre de Chine de l'auteur
Les trois visages de l'Amour, ou comment l'Amour
peut aussi se nourrir du mensonge encre de Chine de l'auteur
Tendre vers le mystique Amour encre de Chine de l'auteur
L'Amour est un feu follet encre de Chine de l'auteur
La Source d'Amour encre de Chine de l'auteur
Clarté d'Amour encre de Chine de l'auteur
Amour jusqu'en sa limite encre de chine de l'auteur
...

Sigrid Hausen, dite Syrah, la chanteuse du groupe gothique médiéval
QNTAL
qui a su si bien célébrer l'amour courtois
Amour en coup de foudre encre de Chine de l'auteur
Le Messager d'Amour encre de Chine de l'auteur

Montserrat Figueras, chanteuse soprano du groupe Hesperion XXI , épouse de Jordi Savall, et merveilleuse interprête de l'
Aria sopra la ciaconna
du compositeur Tarquino Merula
Je ne pensais plus jamais
Chanter sur la lyre d'Amour,
Gaiement et doucement,
Car mon âme tourmentée
Ne devait plus jamais pleurer et soupirer
D'un air triste et douloureux.
Pourtant, l'Amour me donne de nouvelles raisons
De jouer et de chanter.
Il y a peu, j'étais un amant dépité.
Sur le bûcher de l'Amour à peine refroidi,
Je chantais encore l'Amour malheureux.
Aujourd'hui, il n'est plus de mise
De chanter d'une voix rauque et lasse
La flamme éteinte et les ardeurs passées.
Maintenant, un soleil nouveau enflamme mon coeur.
Il veut que je chante pour lui seul.
Pauvre dépouille déchirée,
Au coeur transpercé et brûlé.
Misérables restes du supplice amoureux.
Plutôt que de m'accueillir dans une tombe modeste,
L'Amour tyran veut encore me blesser.
Il fait de moi sa cible,
Prêt à porter son coup impitoyable et mortel.
Je n'ai jamais entendu
Que l'on sortait de sa tombe un Amour défunt
Pour le faire souffrir encore.
Pourtant l'Amour qui vient
Sonne la trompette guerrière.
Il sonne la trompette guerrière
Contre celui qui est déjà mort d'Amour .
L'Amour ferait mieux de me laisser
Enseveli au pied des cyprès
Où dans le rocher élyséen dur et froid
Il connaitrait une plus grande gloire
En levant les armes contre les coeurs
Qui lui sont habituellement rebelles.
Il ferait mieux de me laisser en paix
Et me laisser me reposer des souffrances de la mort.
Impitoyable archer, ne t'avise pas
De blesser mon coeur encore une fois.
Ne me décoche pas une de tes flèches.
Mes chants mélodieux finiront par te vaincre.
Amour est air joué à la harpe encre de Chine de l'auteur
La Quête d'Amour encre de Chine de l'auteur
...
à suivre...
(nouvelles publications chaque samedi matin)
15:32
Écrit par Dominique Mertens
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03.11.2011
communiquer avec les morts
La Mort,
thème majeur du gothique
Désespoir encre de Chine de l'auteur
...
Et à propos de désespoir...

Catherine Ribeiro,
Grande Dame du Fantastique
...
"Un jour... la Mort"
extrait d'une chanson essentielle
(paroles et musique de Catherine Ribeiro+Alpes)
Un jour, la Mort,
Cette grande femme démoniaque,
M'invita dans sa fantastique demeure.
Depuis longtemps elle me guettait, m'épiait,
Usant de ses dons,
De ses charmes magiques,
Elle cambrait sa croupe féline,
Fermait à demi ses paupières lourdes de sommeil,
Au-delà desquelles brillaient deux yeux de guet-apens.
Le souffle court, les lèvres entrouvertes,
Elle murmurait :
"Viens chez moi, viens, viens encore !
Viens t'enrouler dans mon repos, repos, repos,
L'éternel repos..."
Sans oublier les sublîmes paroles de sa chanson
"Cette voix ou De cette voix surgira la Vie..."
"Cette voix monte du fonds de mes entrailles..."
...
"Aimer la Vie autant que je l'ai haïe..."
Eros et Thanatos encre de Chine de l'auteur

Michael Maier Atalanta fugiens
Le Feu, symbole de la Vie, symbole de l'énergie sexuelle...

Albrecht Altdorfer Pyramus mort
Damnatio et condamnatio encre de Chine de l'auteur

Trobar de Morte
un groupe incontournable de la musique gothique...

Dark Sanctuary

Marquise Ermia et Dame Pandora,
deux gentes Dames d'une musique vitale
telle que nous l'offre le fantastique groupe gothique
Dark Sanctuary
un groupe français à découvrir !!!

Artesia, un groupe gothique français fascinant...!
La mélancolie, cet état d'âme infiniment précieux
qui traverse les Temps immémoriaux..

Arabella chantant une complainte du Klagebüchlein de Hartmann von Aue
encre de Chine de l'auteur

Hartmann von Aue

Ywein complainte de Hartmann von Aue
Arabella R.I.P. encre de Chine de l'auteur

Albrecht Altdorfer Le Sacrifice d'Abraham
Thorhild gisant sur son tombeau encre de Chine de l'auteur
...
"E s p r i t, e s - t u l à ???"
C O M M U N I Q U E R A V E C L E S M O R T S ?

RECEVOIR DES MESSAGES DE L'AU-DELA ?
... --- ...

... --- ...
C'est d'abord notre respect
qu'implorent de nous les morts...
Le Sacrilège encre de Chine de l'auteur
11:03
Écrit par Dominique Mertens
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01.11.2011
aux sources du gothique
Ann RADCLIFFE
aux sources du gothique
Ann WARD naquit à londres en 1764 dans une famille de commerçants estimés. Elle y reçut une éducation anglicane stricte. Toute jeune encore, elle aurait connu l'écrivaine Sophia Lee, auteure du roman pré-gothique "Le Souterrain, ou Mathilde", (1785) laquelle dirigeait une école pour jeunes filles de bonnes familles, et sa soeur, Harriet Lee, elle aussi écrivaine. Ce serait ce roman dont tout le monde parlait alors, qui l'aurait influencée dans l'écriture de ses trois principaux romans que sont La Romance de la forêt, (1791) Les Mystères d'Udolphe, (1794) et L'Italien, ou le Confessionnal des Pénitents Noirs. 1797)
C'est dans le respect de la tradition bourgeoise et conservatrice que grandit Ann. A l'âge de 23 ans, elle épousa William Radcliffe, un juriste propriétaire de la gazette The English Chronicle. Ensemble, ils voyagèrent en Allemagne où ils sillonnèrent la vallée du Rhin, admirant au passage les anciennes forteresses qui émaillent son cours.
Restée sans enfants, Ann consacra son temps libre à l'écriture de ses cinq romans, de 1789 à 1797, après quoi elle mit un terme définitif à sa carrière littéraire. A l'époque où elle les écrivit, Horace Walpole connaissait la célébrité pour son roman Le Château d'Otrante, (1764) et la vogue du gothique était en plein essor. Hélas, d'insistantes rumeurs ne tardèrent pas à circuler au sujet de l'état mental de la romancière, rumeurs qui finirent par provoquer l'exaspération de son mari au point pour celui-ci de se voir dans l'obligation d'exhiber un certificat médical attestant du parfait équilibre mental de son épouse.
Ann Radcliffe décédera en 1823 à l'âge de 59 ans. Son succès littéraire fut tel qu'il suscita un engouement sans précédent, engouement qui se traduisit par un florilège d'imitations souvent plus insignifiantes les unes que les autres.
...
Reportons-nous à présent à l'érudite approche du roman Les Mystères d'Udolphe, telle que nous la livre Maurice Lévy dans sa préface du dit roman, non sans rappeler au préalable que ce dernier en a revu et corrigé la traduction originellement établie par la comtesse Louise Marie Victorine de Chastenay de Lanty en 1797.

Hans Burgmaier Amants surpris par la mort
"Il faut retenir de ces premiers romans l'essentiel de ce qu'ils ont en commun : une intrigue plus complexe à mesure que l'art de la romancière se confirme, mais toujours centrée sur des aventures qui ne font sens que lorsqu'elles sont vécues dans le cadre d'architectures médiévales : des châteaux ou des abbayes sui, en Ecosse, en Sicile ou en France sont un même décor et illustrent un symptomatique rêve labyrinthique. Poursuites effénées, rencontres terrifiantes, découvertes macabres et autres aventures au sens propre déroutantes disent la perte d'une difficile orientation dans des sites nocturnes, toujours tragiquement traversés."
...
"L'espace narratif a toujours des murailles pour limites, comme pour enfermer ensemble héroïne et lecteur dans un univers où n'ont plus cours les codes de la vie ordinaire."
...
"Toutes les héroïnes d'ann Radcliffe font à un moment ou un autre l'expérience de l'angoisse du seuil : Emilie n'échappe pas à la règle. Quand elle franchit le portail de la forteresse, son coeur se serre et lui viennent à l'esprit des pensées de longues souffrances et de meurtres. Pressentiment qui se vérifie sans tarder : il y a dans une salle d'Udolphe un fauteuil de fer fixé au sol, dont les pieds et les bras sont garnis de barres et de chaînes, et au-dessus duquel pend un effrayant collier d'acier. A toutes fins utiles et pour qu'on ne croie pas que ces instruments sont purement décoratifs, un corps ensanglanté gît dans un recoin de la pièce. Les souffrances infligées par Montoni à sa femme, sa séquestration dans une tour du château et sa mort sont une autre preuve, s'il en était besoin, des tourments associés à l'image du château. tout se passe comme si l'effrayante demeure était la matérialisation dans l'espace de la volonté de puissance de son infâme propriétaire... et bien sûr pèse sur des centaines de pages l'horreur incertaine de la scène initiale (ou faut-il dire primitive ?) tue par la romancière, orientant l'imaginaire vers d'innombrables supplices : qu'a bien pu voir Emilie derrière le sinistre voile noir ? Udolphe, aperçu de l'extérieur, paraît suspendu entre deux abîmes : ses remparts prolongent la paroi abrupte du roc et ses tours donnent sur le vide qui s'ouvre à son pied. La verticalité du château continue celle de la montagne. Des dangers analogues y guettent l'explorateur, liés à la nature du site : danger du vertige, crainte de la chute. Chute physique et déchéance morale : l'une est souvent dans l'écriture gothique une représentation figurée de l'autre."
...
"Lourde d'un sens pudiquement tu est cette porte sans verrou intérieur qui donne sur les noirs abysses du château, sur l'en dessous des choses, du monde et de la ceinture. Lieu de tous les dangers, c'est une chambre à coucher, où l'intimité risque à chaque instant l'outrage."

Charles-marie Bouton Moine en prières dans une église gothique en ruines
"Il y a beaucoup de non-dit dans le discours d'Ann radcliffe, des opacités, une violence le plus souvent contenue mais qui parfois éclate en descriptions sanglantes, en corps mutilés, en duels meurtriers, en séquestrations et tortures. Troubles, textuellement parlant, sont les imaginations d'une romancière réputée pour sa pudibonderie : le texte est plein d'appétits inassouvis. Il s'écrit simultanément sur deux faces : à l'endroit, il y a beaucoup de dignité, de decorum, de décence et d'honnêtes sentiments : rien que de très avouable. Un côté vertu, dont on pourrait même dire que la romancière l'exhibe avec quelque ostentation. A l'envers, il y a du désir. Il y aurait certes quelque ridicule à faire d'Ann Radcliffe une émule ou une rivale du marquis embastillé -elle qui, lorsqu'elle prévoit une intrusion masculine dans la chambre de son héroïne, la fait providentiellement aller au lit toute habillée... Mais il y a aussi en elle des zones d'ombre, du ténébreux, des choses tues ou qu'il faut lire entre les lignes : de l'inter-dit. Le XVIIIè siècle voulait que le gothique empruntât à la forêt sa pénombre, en même temps que l'ogive de ses voûtes naturelles et la verticalité de ses troncs."
...
"Métaphorique obscurité : le château cache aussi bien les desseins du maître des lieux. On ne sait jamais très exactement ce qui se passe à Udolphe : décisions floues et contradictoires concernant Emilie, allées et venues de soldats à figure patibulaire, arrivée de femmes dont le comportement dit avec une tacite véhémence la profession. Mais que veut donc Montoni ? Qu'attend-il exactement de celle qui est, depuis qu'il a épousé sa tante, sous sa tutelle légale ?"
...
"En fait, le seigneur d'Udolphe se comporte plus en geôlier jaloux qu'en tuteur légal. Ou plus exactement, il se dresse, au seuil de son redoutable repaire, tel l'un de ces pères des origines écartant, l'arme à la main, la horde primitive des fils conquérants."
...
"On a souvent désigné le mystère de la chambre close imaginé par Ann Radcliffe comme étant à l'origine de maintes situations analogues du roman policier contemporain : mais a-t-on suffisamment fait remarquer que ces lieux clos sont surtout des appartements interdits ? Mieux : des chambres à coucher qui ont un passé et une histoire, avec un lit pour principal mobilier ?"
...
"Les déambulations nocturnes de la jeune fille à la recherche de sa tante (image d'une mère de substitution, si peu digne que Mme Montoni soit de l'être) dans les entrailles d'Udolphe peuvent s'interpréter classiquement comme l'exploration du corps maternel, en quête d'une problématique origine. N'est-il pas significatif que les demeures dont Emilie ne se lasse pas de parcourir nuitamment les couloirs et les appartements, soient toutes deux encore très fortement habitées, hantées par le souvenir des femmes à qui elles ont jadis appartenu ?"
...
"Le message est clair : toute tentative d'affranchissement ou d'émancipation conduit au crime, à la folie et au désespoir."
...
"Mais la romancière ne se contente pas de donner de ses toiles favorites des reproductions sans relief ou des chromos de mauvais goût : son art se situe bien plus haut. Tout se passe comme si les scènes qu'elle transpose, loin d'être passivement incorporées à l'intrigue, agissaient sur le discours narratif, l'activaient, et d'une certaine manière, l'orientaient. Les images, devenues texte, colorent et contrôlent l'écriture. Chaque nouvelle vignette crée l'événement, impose au récit un nouveau régime. A mesure que l'intrigue se noue et se développe, le texte se plie aux exigences de nouvelles images qui se pressent, s'enchaînent ou se superposent."
...
"Le gothique, de par sa nature, exclut la lumière."
...
"Tout l'art d'Ann Radcliffe tient dans cette écriture nocturne et dissimulatrice, qu'éclairent seules de l'intérieur, des compositions picturales qui sont des pauses, des intervalles, de brefs instants de répit."
Maurice Lévy
(extraits de la préface des Mystères d'Udolphe, éditions Gallimard)

11:29
Écrit par Dominique Mertens
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aux sources du gothique
Les Mystères d'Udolphe
roman gothique de Ann Radcliffe
Quelle oeuvre colossale ! Pensez donc : en édition de poche, (Gallimard, collection Folio classique) ce roman ne totalise pas moins de 800 pages d'une rare densité ! Pour une oeuvre qui fut écrite en 1794, cela représente quand même un certain exploit compte tenu de l'indéniable qualité littéraire de celle-ci. Ann Radcliffe s'y montre sous le jour d'une écrivaine scrupuleuse, soucieuse de vraisemblance, minutieuse dans ses descriptions, fidèle dans l'étude psychologique de ses personnages, sensible, novatrice et, ce qui ne gâte rien, passionnante à lire, même si son écriture élégante date évidemment d'un autre âge et peut donc nous sembler parfois quelque peu désuète.

Féréol de Bonnemaison jeune femme surprise par un orage
En guiser d'introduction à ce grand roman gothique, voici un échantillon typique du style de son auteur. Vous remarquerez au passage l'usage particulier qu'elle fait de la ponctuation...
"Sa femme était retirée dans son appartement ; la langueur et l'abattement qui l'avaient accablée, et que l'arrivée des étrangers avait comme suspendue, la saisirent de nouveau, mais avec des symptômes plus fâcheux. Le lendemain, la fièvre se déclara ; le médecin y reconnut les mêmes caractères qu'à celle dont Saint-Aubert venait d'échapper ; elle en avait reçu le poison en soignant son époux ; sa complexion trop faible n'avait pu y résister ; le mal s'était répandu dans ses veines, et l'avait jetée dans la langueur."
...
Dès le début du roman -dont le déroulement s'avère extrêmement lent- nos esprits cartésiens sont quelque peu étonnés par la caractérisation souvent fantaisiste des paysages que traversent les héros : la Garonne y sert de liaison expresse entre la Guyenne et le Languedoc-Roussillon, la notion des distances semblant réduite à son minimum pour les besoins de l'action. Qu'il suffise de se reporter à la description du Voyage en Espagne de Théophile Gautier pour se représenter les incroyables difficultés que comportait ce genre d'entreprise...
Mais poursuivons nos observations au fil du récit qui s'ouvre sous nos yeux : Ann Radcliffe ne craint pas de s'engager au devant de sa propre part de ténèbres, fascinée qu'elle est sans doute par l'insondable mystère du masochisme féminin. Dans sa quête, elle apportera sa sensibilité et ses hautes exigences morales, qualités qu'elle ne manquera pas de répandre dans toute son oeuvre comme un parfum quelque peu entêtant. En voici un témoignage tout à fait exemplaire :
"Le monde, disait-il en suivant sa pensée, le monde ridiculise une passion qu'il connaît à peine ; ses mouvements, ses intérêts distraient l'esprit, dépravent les goûts, corrompent le coeur ; et l'amour ne peut exister dans un coeur quand il n'a plus la douce dignité de l'innocence. La vertu et le goût sont presque la même chose ; la vertu, c'est le goût mis en action, et les plus délicates affections de deux coeurs forment ensemble le véritable amour. Comment pourrait-on chercher l'amour au sein des grandes villes ? La frivolité, l'intérêt, la dissipation, la fausseté y remplacent continuellement la simplicité, la tendresse et la franchise."
...
"Ma soeur, ajouta-t-elle gravement ; et prenant de sa main froide et humide une des mains d'Emilie, que cet attouchement fit frémir : ma soeur, prenez bien garde au premier mouvement des passions ! prenez garde au premier ! si l'on n'arrête leur course, elle est rapide ; leur force ne connaît aucun frein ; elles nous entraînent aveuglément ; elles nous mènent à des crimes que des années de prières et de pénitence n'effacent pas. Tel est l'empire d'une passion ! Elle domine toutes les autres, elle s'empare de tous les chemins du coeur ; c'est une furie qui nous possède, et qui nous fait agir en furie, qui nous rend insensible à la pitié, à la conscience ; et quand son but est rempli, furie toujours plus impitoyable, elle nous livre, pour notre tourment, à tous ces sentiments qu'elle avait suspendus, qu'elle n'avait point étouffés, aux supplices de la compassion, du remords, du désespoir. Nous nous éveillons comme dans un songe : un nouveau monde nous entoure, nous sommes étonnés, épouvantés, mais le forfait est commis. les pouvoirs réunis du ciel et de la terre ne sauraient plus l'anéantir, les fantômes nous poursuivent. Que sont les richesses, la grandeur, la santé même, auprès de l'inestimable avantage d'une conscience pure, auprès de la santé de l'âme ? Que sont les chagrins de la pauvreté, du mépris, de la misère, près des angoisses d'une conscience affligée ? Oh ! quel temps s'est écoulé depuis que j'ai perdu cette richesse de l'innocence ! je croyais avoir épuisé l'excès des maux, l'amour, la jalousie, le désespoir : ces peines étaient des jouissances, auprès des tourments de ma conscience. J'ai goûté ce qu'on appelait les douceurs de la vengeance : mais qu'elles sont passagères ! Elles expirent avec leur objet. Souvenez-vous-en, ma soeur : les passions sont le germe du vice aussi bien que de la vertu ! Tous deux en peuvent sortir, selon qu'on les gouverne. Malheur à ceux qui n'ont jamais appris l'art si nécessaire de les régler."

Singulier roman que celui-là, disséminant au fil des pages des principes moraux bien arrêtés, et considérant par ailleurs d'un oeil critique les choses de la religion :
"Qui donc a pu inventer les couvents ? se disait-elle. Qui donc a pu le premier persuader à des humains de s'y rendre, et, prenant la religion pour prétexte, les éloigner de tous les objets qui l'inspirent ? L'hommage d'un coeur reconnaissant est celui que Dieu nous demande ; et quand on voit sa gloire, n'est-on pas bien reconnaissant ? je n'ai jamais senti tant de dévotion pendant les heures d'ennui que j'ai passées au couvent, que pendant le peu de minutes que j'ai passées ici : je regarde autour de moi, et j'adore Dieu du fond de mon coeur."

Terminons ce trop bref hommage à Ann Radcliffe par ces quelques mots de Joseph Méry écrits en 1840 :
"Chaque page semble tourner avec accompagnement de ferailles ; chaque ligne est sablée avec de la poudre de tombe ; chaque lettre est un oeil éteint qui regarde le lecteur. un homme nerveux ne peut dormir dans une chambre habitée par ces quatre volumes sulfureux ; il est obligé de les exiler, dans l'intérêt de son sommeil."

11:19
Écrit par Dominique Mertens
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22.10.2011
rencontres gothiques
Une rencontre incontournable...?
http://www.annuaire-gothique.com

ENTREZ
dans mon univers gothique
et faites-y
de singulières rencontres....
la grille encre de Chine de l'auteur
et donnez-vous la peine
de l'explorer de long en large
en consultant mes archives (ci-contre, à gauche) car
ici-bas
TOUT N'EST QUE
S O U F F R A N C E
Triomphe gothique encre de Chine de l'auteur

Vierge sage Niklaus Manuel Deutsch
Rencontre gothique encre de Chine de l'auteur
(interprétation libre d'un dessin de M.Dereau)
Engagement encre de Chine de l'auteur
16:33
Écrit par Dominique Mertens
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08.10.2011
rencontres gothiques
Là-bas, perdu dans une forêt de mélèzes,
demeure cet homme avec lequel je veux m'entretenir...
Le bois de mélèzes encre de Chine de l'auteur
" J'ai à vous parler..."
Ma rencontre avec un moine de Weisemburg
encre de Chine de l'auteur
L' ermite de la forêt, surnommé l'admirable encre de Chine de l'auteur
Quelques menus propos échangés avec l'ermite
au sujet de Wolfram Manteufel :
"Illum oportet crescere, me autem minui..."
"Il faut qu'il croisse, et que je m'efface..."
(paroles prononcées lors de la Passion du Christ au pied de la croix par Saint-Jean,
et retranscrites sur le Retable d'Isenheim par Mathias Grünwald)
Gustave Doré La forêt et le bûcheron

en ce lieu vide et creux résonne encore cette plainte horrible
qu'on dirait tout droit sortie du néant le plus affreux...

la Main de gloire encre de chine de l'auteur

"Dans la tombe, l'oeil de Dieu regardait Caïen..."

08:07
Écrit par Dominique Mertens
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30.09.2011
univers goth
un site belge (enfin !!!) incontournable....
lecerclemedieval.be

Médiéval ? Gothique ?
Que de vies précieuses séparent ces deux époques,
et pourtant...
Le pas est vite franchi sur l'horloge du Temps...

L'Heure
Si j'avais dans ma vie une heure, une seule heure,
Où ce coeur, gémissant d'un souffle qui l'effleure,
Eût joui d'un plaisir - si fugace fût-il -,
Pour ce furtif instant, pour cette brève joie,
Je reprendrais, moins triste et plus vaillant, ma voie,
Et, puisant de l'espoir dans ce bon souvenir,
Je dirais à mon coeur : "Sois fort, tout va finir !"
Mais j'interroge en vain l'horreur de ma mémoire,
A chaque page, au livre amer de mon histoire,
Un mot s'épanouit comme une rouge fleur :
Malheur - et puis Malheur ! - et puis encore Malheur !
(poème de Louis Duchosal dédié au peintre Ferdinand Hodler)
merci Henri Lievens d'avoir illustré aussi admirablement les
Histoires maléfiques de Claude Seignolle (éd. Marabout)







Wolfram Manteufel,
me voici...
tel que je me suis moi-même représenté
(encres de chine de l'auteur)
Suivez-moi dans mes innommables pérégrinations !
17:38
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25.09.2011
la Semois fantastique
Un voyage à l'ancienne
au travers de la vallée de la Semois


Rivière ensorcelante, la Semois
parcourt sans rumeur cette terre d'
Ardenne fantastique....





languissante et solitaire, pourtant...
peuplée de présences furtives... !!!

seul au monde ? quelle illusion !



mais il est déjà trop tard à présent !
ci-contre et ci-desous :
Hans Ulrich Franck scènes de la Guerre de Trente Ans (gravures)



forêts déjetées et remplies de grands périls !
vallée aux ténèbres inquiétantes


terre d'âpreté


éventrée par sa rivière indomptée


Semois légendaire

Semois déshéritée

Semois en déshérence

Semois secrète

Semois à tout jamais éternelle


"Dissimulés
sous le couvert des arbres,
ses yeux me guettaient fixement,
s'apprêtant à me dépecer avec une folle avidité"
17:37
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20.09.2011
univers goth
Dans ses yeux je voyais ma mort encre de Chine de l'auteur
"Mortem meam in oculis suis videbam"
"In seinen Augen sah ich meinen Tod"
Amours histrioniques ? Amours vampiriques ?
encre de Chine de l'auteur
L'initiation de la succube encre de Chine de l'auteur
ici, en ce lieu ténébreux, siège le
Tribunal du Sang
18:04
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18.09.2011
univers goth
10:25
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17.09.2011
univers goth
18:57
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12.09.2011
univers goth
18:07
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11.09.2011
univers goth
La Complainte de la Blanche Biche
Celles qui vont au bois, c'est la mère et la fille
La mère va chantant et la fille soupire.
Qu'a vous à soupirer ma blanche Marguerite ?
j'ai bien trop d'ire en moi et n'ose vous le dire !
Je suis fille le jour et la nuit blanche biche.
La chasse est après moi, les barons et les princes.
Et mon frère Renaud qui est encore le pire.
Allez ma mère, allez bien promptement lui dire;
Qu'il arrête ses chiens jusqu'à demain midi.
Où sont tes chiens Renaud, et la chasse gentille ?
Ils sont dedans le bois, à courre blanche biche.
Arrête les Renaud, arrête je t'en prie !
Trois fois les a cornés, de son cornet de cuivre.
A la troisième fois, la blanche biche est prise.
Mandons le dépouilleur qu'il dépouille la biche;
Celui qui la dépouille dit :"je ne sais que dire ;
Elle a le cheveu blond et le sein d'une fille !"
A tiré son couteau en quartiers il l'a mise.
En ont fait un dîner aux barons et aux princes.
Nous voici tous siets, hors ma soeur Marguerite.
Vous n'avez qu'à manger ; suis la première assise.
Ma tête est dans le plat, mon coeur aux chevilles.
Mon sang est répandu par toute la cuisine,
Et sur ces noirs charbons mes pauvres os s'y grillent.
Celles qui vont au bois c'est la mère et la fille.
La mère va chantant et la fille soupire.
Qu'a vous à soupirer ma blanche Marguerite ?
J'ai bien trop d'ire en moi, et n'ose vous le dire !
Blanche Biche encre de Chine de l'auteur
illustration pour la chanson "Blanche biche" du groupe folk-rock Malicorne
Hausbuchmeister Hochwildjagd
illustration de Henri Lievens pour "Myrtis",
roman de Daniel Mallinus publié chez Marabout
10:28
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univers goth
10:00
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20.06.2011
univers goth
OISEAU DE MALHEUR !!!!!
"Hie muost du yn..."
"C'est là qu'il te faut aller"
(inscription sur une peinture de
Hans Baldung Grien)
"Wohin denn ich ?
"Es leben die Sterblichen von Lohn und Arbeit ; wechselnd in Müh und Ruh.
Ist alles freudig, warum schläft denn nimmer nur mir in der Brust der Stachel ?"
"Où suis-je alors ? Les mortels vivent de salaire et de travail, alternant entre fatigue et repos.
Si tout est joie, pourquoi n'y a-il que moi à ne jamais pouvoir dormir que dans le giron de la souffrance ?"
Friedrich Hölderlin
Oiseaux de mauvaise augure encre de Chine de l'auteur
10:52
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19.06.2011
univers goth
L'Envie cède à la Mort seulement...
La Mort nous égale tous...
La Mort, le Néant, la négation de tout...
la PASSION, antichambre de la MORT
"Si la COMPASSION n'est pas un sentiment voluptueux,
comment se fait-il que
RIEN ne nous bouleverse autant que
la BEAUTE souffrante ?"
Christophe Martin WIELAND
NIHIL
NEANT
RIEN
14:33
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univers goth
14:31
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17.06.2011
Mon roman fantastique
18:25
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16.06.2011
Mon roman fantastique
14:12
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13.06.2011
univers goth
13:19
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Mon roman fantastique
09:09
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Mon roman fantastique
09:01
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Mon roman fantastique
08:59
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29.05.2011
Mon roman fantastique
10:51
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15.05.2011
univers goth
17:04
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07.05.2011
lectures fantastiques
17:07
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